L'écriture n'a pas immédiatement été une évidence pour moi, c'est venu très progressivement.
À la base, c'était surtout un moyen de me défendre contre le harcèlement scolaire que je subissais à l'école primaire. Je suis autiste, je l'ignorais encore à l'époque, et j'étais en décalage avec les autres. La psychologue (qui était plutôt psychanalyste et qui est la raison pour laquelle je n'ai pas été diagnostiquée plus tôt - parce qu'une femme, ça ne peut pas être autiste d'après Sacro Saint Freud de mes deux) qui me suivait m'a conseillée de poser mes pensées à l'écrit quand ça n'allait pas.
Il se trouve que poser mes pensées à l'écrit, c'était chiant à mourir. Donc à la place, j'ai commencé à écrire des petits bouts d'histoires dans ce carnet, et que je suis devenue tellement addict que ça fait plus de 15 ans maintenant que je n'ai pas arrêté.
Aujourd'hui, j'écris à la fois parce que c'est quelque chose d'important dans ma routine autistique (j'écris 100 000 mots par mois, donc TRÈS important) et par engagement. J'écris énormément de nouvelles, de textes courts qui parlent d'actualité, de causes, de politique même, parce que c'est important et que si ça fait une différence chez quelqu'un, alors ça aura atteint son but.
De plus, l'écriture m'a aussi permis de faire de très belles rencontres et expériences, que ce soit dans mes études ou dans la vraie vie. J'ai été rédactrice en chef pour deux gros vidéastes, j'ai eu des textes lus en convention, j'ai préparé une journée de sensibilisation au harcèlement scolaire par l'écriture, ... Il y a beaucoup de choses à faire avec l'écriture, et j'ai toujours l'impression d'être au début de mon parcours malgré les années qui défilent rapidement !
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samedi 16 mai 2026
💬 Discussion libre
Actif — 2 jours restants
Pourquoi écrivez-vous ?
On demande souvent aux auteurs ce qu’ils écrivent.
Plus rarement pourquoi.
Et pourtant, derrière chaque texte, il y a une raison invisible.
Un besoin. Une obsession. Une joie. Une fuite. Une manière de tenir debout.
Certaines personnes écrivent pour comprendre.
D’autres pour inventer.
Pour survivre. Pour transmettre. Pour crier doucement.
Aujourd'hui, l’Auberge vous pose une question simple…
Mais rarement légère :
Pourquoi écrivez-vous ?
Il existe mille façons d’entrer dans l’écriture.
Parfois, cela commence très tôt :
un carnet rempli en secret,
une histoire griffonnée en marge d’un cours,
des personnages imaginaires plus réels que le quotidien.
Parfois, l’écriture arrive plus tard.
Après un événement. Une rencontre. Une perte. Une colère.
Comme si les mots devenaient soudain nécessaires.
Certains écrivent pour :
* créer des mondes
* déposer ce qu’ils n’arrivent pas à dire autrement
* ressentir plus fort
* comprendre leurs pensées
* laisser une trace
* transformer leurs blessures
* partager de la beauté
* devenir quelqu’un d’autre le temps d’un texte
Et parfois… il n’y a même pas d’explication claire.
Seulement ce besoin étrange de revenir aux mots, encore et encore.
Aujourd’hui, nous vous invitons à raconter :
* ce qui vous pousse à écrire
* quand cette envie est née
* ce que l’écriture vous apporte
* ce qu’elle vous coûte parfois aussi
* ce que vous chercheriez à perdre… ou à trouver… si vous arrêtiez un jour
Il n’y a pas de “bonne” réponse.
Seulement des voix différentes autour du même feu.
Prenez place.
L’Auberge vous écoute.
Parfois, cela commence très tôt :
un carnet rempli en secret,
une histoire griffonnée en marge d’un cours,
des personnages imaginaires plus réels que le quotidien.
Parfois, l’écriture arrive plus tard.
Après un événement. Une rencontre. Une perte. Une colère.
Comme si les mots devenaient soudain nécessaires.
Certains écrivent pour :
* créer des mondes
* déposer ce qu’ils n’arrivent pas à dire autrement
* ressentir plus fort
* comprendre leurs pensées
* laisser une trace
* transformer leurs blessures
* partager de la beauté
* devenir quelqu’un d’autre le temps d’un texte
Et parfois… il n’y a même pas d’explication claire.
Seulement ce besoin étrange de revenir aux mots, encore et encore.
Aujourd’hui, nous vous invitons à raconter :
* ce qui vous pousse à écrire
* quand cette envie est née
* ce que l’écriture vous apporte
* ce qu’elle vous coûte parfois aussi
* ce que vous chercheriez à perdre… ou à trouver… si vous arrêtiez un jour
Il n’y a pas de “bonne” réponse.
Seulement des voix différentes autour du même feu.
Prenez place.
L’Auberge vous écoute.
Contributions
5 contributions
J’écris,
Seul ou avec quelques-uns,
Que je découvre ou que je connais déjà.
J’écris sans frontière,
Dans le ici et maintenant et plus loin encore,
Dans le futur,
Parfois de chez moi
Ou bien de chez les autres.
J’écris sur une table,
Dans un grand carnet dédié à la chose
Ou directement sur l'écran de mon ordinateur.
J’écris sur moi et sur mon passé
Récits de vie, souvenirs enfouis,
Attachés à des êtres et des choses.
J’écris aussi sur les autres
Que je croise dans la rue ou au café
Et pour qui j’invente
Une vie, des amis, un métier, un savoir,
Une destinée, des intentions, une famille,
Des secrets.
J’écris devant ce théâtre populaire,
Ce quatrième mur réel ou virtuel,
Parfois sous la contrainte consentie,
D’une thématique et d’un trousseau de mots clés.
Quelques fois, de simples nouvelles,
Souvent de la poésie,
J’écris sur tout ce qui m'entoure
Et sur ce monde qui manque terriblement de douceur.
Lorsque j'écris, je me sens souvent comme habité,
Dans une sorte de gymnastique intérieure,
Pour tenter de maîtriser mon imaginaire,
Qui à l'instar de Colette,
Se confronte à une abondance et une liberté inexplicables.
Quand j’écris, je me sens vraiment chez moi.
Seul ou avec quelques-uns,
Que je découvre ou que je connais déjà.
J’écris sans frontière,
Dans le ici et maintenant et plus loin encore,
Dans le futur,
Parfois de chez moi
Ou bien de chez les autres.
J’écris sur une table,
Dans un grand carnet dédié à la chose
Ou directement sur l'écran de mon ordinateur.
J’écris sur moi et sur mon passé
Récits de vie, souvenirs enfouis,
Attachés à des êtres et des choses.
J’écris aussi sur les autres
Que je croise dans la rue ou au café
Et pour qui j’invente
Une vie, des amis, un métier, un savoir,
Une destinée, des intentions, une famille,
Des secrets.
J’écris devant ce théâtre populaire,
Ce quatrième mur réel ou virtuel,
Parfois sous la contrainte consentie,
D’une thématique et d’un trousseau de mots clés.
Quelques fois, de simples nouvelles,
Souvent de la poésie,
J’écris sur tout ce qui m'entoure
Et sur ce monde qui manque terriblement de douceur.
Lorsque j'écris, je me sens souvent comme habité,
Dans une sorte de gymnastique intérieure,
Pour tenter de maîtriser mon imaginaire,
Qui à l'instar de Colette,
Se confronte à une abondance et une liberté inexplicables.
Quand j’écris, je me sens vraiment chez moi.
A l'origine, j'ai écrit pour raconter des histoires, ce qui me trottait dans la tête. J'ai bouffé films et séries en étant gamin, puis des livres de Stephen king en grandissant ou de la SF de Dan Simmons.
J'ai toujours eu plein d'idées en tête et j'ai toujours été fasciné par l'esprit humain. Comment l'apprentissage de la vie pouvait conditionner l'être humain que nous devenions adulte.
Ensuite, j'ai été triste. J'ai beaucoup pleuré. Pour des raisons banales et pour d'autres. Alors écrire est devenu un exutoire, comme pour beaucoup. Raconter les douleurs, la peine et parfois la joie. Souvent, un peu de tout ça mêlé, comme la naissance de mes filles.
Et puis, petit à petit, j'ai eu envie de raconter à nouveau des histoires, souvent avec une bonne dose d'horreur (coucou Stephen King), parfois un peu d'absurde, du fantastique et de la SF. Et même parfois de la fantasy.
Aujourd'hui, même si ma proximité avec l'écriture a eu des hauts et des bas, j'y reviens toujours. La création des scribonautes est un moyen pour moi d'exprimer ma créativité et de partager un endroit avec ceux qui sont animés des mêmes passions.
J'ai toujours eu plein d'idées en tête et j'ai toujours été fasciné par l'esprit humain. Comment l'apprentissage de la vie pouvait conditionner l'être humain que nous devenions adulte.
Ensuite, j'ai été triste. J'ai beaucoup pleuré. Pour des raisons banales et pour d'autres. Alors écrire est devenu un exutoire, comme pour beaucoup. Raconter les douleurs, la peine et parfois la joie. Souvent, un peu de tout ça mêlé, comme la naissance de mes filles.
Et puis, petit à petit, j'ai eu envie de raconter à nouveau des histoires, souvent avec une bonne dose d'horreur (coucou Stephen King), parfois un peu d'absurde, du fantastique et de la SF. Et même parfois de la fantasy.
Aujourd'hui, même si ma proximité avec l'écriture a eu des hauts et des bas, j'y reviens toujours. La création des scribonautes est un moyen pour moi d'exprimer ma créativité et de partager un endroit avec ceux qui sont animés des mêmes passions.
Pourquoi j’écris ? Eh bien parce que j’en ai besoin, c’est une réponse un peu bateau mais je pense que c’est la plus vraie.
Je suis tombé très tôt dans la marmite de la lecture, j’y ai baigné quelques temps, j’ai bu la tasse avec plaisir et j’ai voulu tenter l’aventure de l’écriture. Des mots patauds, des formulations approximatives et petit à petit j’ai réussi à plutôt bien écrire je pense. Mon cursus scolaire avec un master de Littérature m’a également aidé, je dois l’avouer.
J’écris donc pour raconter des histoires, m’évader de ce monde qui ne me plaît pas et, comme je le dis souvent : donner mémoire à l’éphémère.
J’aime les mots, vraiment, un amour éternel, viscéral, véritable. Je pense qu’ils sont importants, vitaux. Ils sont forts et fragiles, profonds et vagues, j’essaie donc de leur rendre quelque peu hommage en les utilisant.
J’écris des histoires que j’aurais aimé lire, là aussi c’est une phrase passe-partout, mais c’est une des clés de l’écriture (vous avez la vanne j’espère… désolé). J’aime la Fantasy, l’horreur, le sombre, la poésie, j’aime essayer d’écrire tous les genres, différents tons, différents styles. L’aventure dans les mots, à travers les mots.
Parfois j’écris pour dénoncer un peu, mais le plaisir d’écrire reste avant tout un plaisir. Lire et écrire pleinement, ne pas perdre mon temps à analyser telle ou telle phrase, juste jouir de l’instant où la plume fait couler son encre pour ouvrir une nouvelle fenêtre sur le monde.
Et puis j’écris pour ne pas sombrer encore un peu plus dans la dépression, pour combattre les maux qui m’assaillent jour après jour, les maladies…
L’écriture, c’est un peu un baume réparateur, salvateur, sur les plaies et les cicatrices que la vie et les gens te foutent dans la gueule.
Ecrire, c’est mon quotidien, c’est un peu tout ce que j’ai, tout ce que je peux encore un peu faire.
J’aimerais donc réussir enfin quelque chose, alors j'écris encore et encore.
Je suis tombé très tôt dans la marmite de la lecture, j’y ai baigné quelques temps, j’ai bu la tasse avec plaisir et j’ai voulu tenter l’aventure de l’écriture. Des mots patauds, des formulations approximatives et petit à petit j’ai réussi à plutôt bien écrire je pense. Mon cursus scolaire avec un master de Littérature m’a également aidé, je dois l’avouer.
J’écris donc pour raconter des histoires, m’évader de ce monde qui ne me plaît pas et, comme je le dis souvent : donner mémoire à l’éphémère.
J’aime les mots, vraiment, un amour éternel, viscéral, véritable. Je pense qu’ils sont importants, vitaux. Ils sont forts et fragiles, profonds et vagues, j’essaie donc de leur rendre quelque peu hommage en les utilisant.
J’écris des histoires que j’aurais aimé lire, là aussi c’est une phrase passe-partout, mais c’est une des clés de l’écriture (vous avez la vanne j’espère… désolé). J’aime la Fantasy, l’horreur, le sombre, la poésie, j’aime essayer d’écrire tous les genres, différents tons, différents styles. L’aventure dans les mots, à travers les mots.
Parfois j’écris pour dénoncer un peu, mais le plaisir d’écrire reste avant tout un plaisir. Lire et écrire pleinement, ne pas perdre mon temps à analyser telle ou telle phrase, juste jouir de l’instant où la plume fait couler son encre pour ouvrir une nouvelle fenêtre sur le monde.
Et puis j’écris pour ne pas sombrer encore un peu plus dans la dépression, pour combattre les maux qui m’assaillent jour après jour, les maladies…
L’écriture, c’est un peu un baume réparateur, salvateur, sur les plaies et les cicatrices que la vie et les gens te foutent dans la gueule.
Ecrire, c’est mon quotidien, c’est un peu tout ce que j’ai, tout ce que je peux encore un peu faire.
J’aimerais donc réussir enfin quelque chose, alors j'écris encore et encore.
J'ai commencé par écrire parce que j'avais reçu un ordinateur et que je n'avais pas Internet à ce moment là. Donc j'écrivais des histoires qui me passaient par la tête, à base de chevaux, de relations familiales. J'écrivais des fanfictions quand les histoires que je lisais ne me convenaient pas, aussi.
J'ai un peu arrêté quand ma soeur m'a crié dessus quand elle s'est rendue compte que j'écrivais sur un psychopathe d'une série que je transformais en homme touchant et qui était en réalité mon père (rien que ça xD mais les histoires avec les relations père/enfant me touchent beaucoup en général).
Puis j'ai découvert Wattpad. J'ai écrit dans mon coin, parce que j'avais la flemme de me lier à d'autres. J'écrivais vraiment pour le fun, donc tout ce qui me soulait (les descriptions...) passait à la trape.
Ca a changé en 2022/2023. Mon mental a vraiment vacillé à cause d'une goutte d'eau en trop, donc j'ai écrit. Cette histoire, c'est Le Monstre, celle que je publie actuellement. L'idée était de créer une vengeance et d'imaginer une moi future qui ne s'en était pas remise (bon, j'ai inventé tout le présent, je vous rassure, mais tous les flash-backs se sont vraiment passés).
J'ai voulu continuer d'écrire après ça, mais énorme blocage. Moi qui passais des heures entières, de la musique dans les oreilles, à écrire, je n'y parvenais plus. J'ai réussi à pondre une histoire l'année dernière pour un cours, que j'essaie de retravailler, mais j'ai eu beaucoup de mal.
Aujourd'hui, j'essaie de continuer, pour avoir une activité rien qu'à moi, pour me sentir un peu légitime de toujours être crevée, de manquer d'énergie, de déprimer, d'avoir envie de crever parfois. Parce que c'est l'un des seuls moyens où j'arrive à être honnête et à me confier pleinement. Parce que dans mes histoires, je connais les personnages, je m'attache à eux, et jamais ils ne me trahiront.
J'ai toujours l'impression d'être une ado dépressive quand je parle de ça.
Bref, écrire c'est tout ça pour moi.
J'ai un peu arrêté quand ma soeur m'a crié dessus quand elle s'est rendue compte que j'écrivais sur un psychopathe d'une série que je transformais en homme touchant et qui était en réalité mon père (rien que ça xD mais les histoires avec les relations père/enfant me touchent beaucoup en général).
Puis j'ai découvert Wattpad. J'ai écrit dans mon coin, parce que j'avais la flemme de me lier à d'autres. J'écrivais vraiment pour le fun, donc tout ce qui me soulait (les descriptions...) passait à la trape.
Ca a changé en 2022/2023. Mon mental a vraiment vacillé à cause d'une goutte d'eau en trop, donc j'ai écrit. Cette histoire, c'est Le Monstre, celle que je publie actuellement. L'idée était de créer une vengeance et d'imaginer une moi future qui ne s'en était pas remise (bon, j'ai inventé tout le présent, je vous rassure, mais tous les flash-backs se sont vraiment passés).
J'ai voulu continuer d'écrire après ça, mais énorme blocage. Moi qui passais des heures entières, de la musique dans les oreilles, à écrire, je n'y parvenais plus. J'ai réussi à pondre une histoire l'année dernière pour un cours, que j'essaie de retravailler, mais j'ai eu beaucoup de mal.
Aujourd'hui, j'essaie de continuer, pour avoir une activité rien qu'à moi, pour me sentir un peu légitime de toujours être crevée, de manquer d'énergie, de déprimer, d'avoir envie de crever parfois. Parce que c'est l'un des seuls moyens où j'arrive à être honnête et à me confier pleinement. Parce que dans mes histoires, je connais les personnages, je m'attache à eux, et jamais ils ne me trahiront.
J'ai toujours l'impression d'être une ado dépressive quand je parle de ça.
Bref, écrire c'est tout ça pour moi.