En couleur
J'ai choisi la couleur
Comme on charge une arme
Face au noir permanent
D'une nuit infinie
Des ombres en embuscade
Étouffaient les sourires
Les regards s'écrasaient
Sur les dalles de béton
La ville avait l'odeur
De la pluie et la suie
Une prison glacée
Qui m'asphyxiait
J'ai choisi la couleur
Quand l'encre a saigné
Au cœur du métal
Dans la bombe luisante
Rendez-vous sous les ponts
Au creux des murs
Pour changer ces orages
Cette ancienne rage
Un mot puis un autre
Se sont affichés
Mes tags et ceux des autres
Se sont croisés
💬 Commentaires 15
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C'est plus maniable, ça touche plus de monde, c'est moins encombrant, ça dit plus de choses et on ne t'effacera pas.
Et les ponts ne passent que d'une rive à l'autre, immobiles, alors que les pages s'envolent et vont partout où le vent les porte.
Le choix du support pour crier ce que l'on a à crier est aussi important que ce que l'on met dessus.