Avec toute ma commisération

Monsieur le Président, acceptez quelques miettes
De mon indigestion aux discours malhonnêtes
Que tout politicien, de nos jours a le front
De présenter serein, bien droit dans son veston
Monsieur le Président, vous savez à présent
Qu’il n’est pas suffisant de vouloir fermement
Pour ébranler les lois et diriger les foules
Et qu’un directorat n’engendre que la houle
Monsieur le Président, je ne me permets pas
Même du bout des dents, de jeter la première
Je sais depuis longtemps la place délétère
Je vous en laisse donc user jusqu’au trépas
Car, mon cher Président, vous ne l’ignorez pas
Cette place si chère a ses opportunistes
Qui guettent l’incurie et le moindre faux pas
Pour reprendre après vous la magouille élitiste
Monsieur le Président, je me dois d’ajouter
Que je ne croyais plus qu’aux maux politiques
Avant. Car depuis vous et l’homme non casqué
C’est pire : c’est la fin des hommes politiques
Monsieur le Président, veuillez, avec raison
Recevoir, enrobée dans mes salutations
L’expression attristée de commisération
Accompagnant le deuil de feue notre Nation
décembre 2025 (présidence Macron)
💬 Commentaires 10
En tout cas, l'ensemble est topissime, on aimerait voir la tronche du "présiroi" en lisant ce courrier :D
Je ne suis pas pour "jeter la première" non plus, mais parfois...