Tout feu tout flamme
À peine plantée sur mes lèvres gourmandes
J’ai compris qu’elle me passait la corde au cou
Serrée entre mes doigts, elle se donnait en offrande
Depuis, elle n’a eu de cesse de m’prendre le chou
Sans jamais protester, elle s’laisse allumer
Je m’évapore entre ses volutes d’acroléine
Je l’aspire, j’expire ; voilà, je m’sens
apaisé
Elle m’fra bouffer les pissenlits par la racine
Dès que j’suis tout feu, elle est toute flamme
Faut qu’je l’éteigne pour qu’enfin elle s’écrase
C’est fou c’qu’elle me fait penser à ma femme
J’la veux, là, à portée d’main en toute occase
J’suis accro, elle me consume, j’suis foutu
J’la désire à m’en couper le souffle perdu
💬 Commentaires 24
Bien construit, bien écrit, tout bien comme d'habitude.
Très bien tourné tout ça !
J'aime beaucoup ton poème :)
et, secundo, je ne savais pas que les femmes étaient bourrées de produits nocifs ^^
Et, bon, tertio, mais tout le monde le sait, que ce sont des allumeuses et qu'une fois sorties du paquet, elles ont beau être rondes et longues, elles font autant de mal que de bien ^^
Ce poème est top par contre ;)
Ton poème me fait penser au mien, tu t'en souviens peut-être ;)