SAISON 1- Épisode 3 - PLAYER TWO INSERT COIN

📖 FOSTER - EPISODE 1 - PHILADELPHIA LOVE ✍️ Splinter 📝 2308 mots


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PHILADELPHIE - TROIS SEMAINES PLUS TARD

La célébrité est une maladie étrange.

Au début, personne ne sait qui vous êtes.

Ensuite, quelqu'un vous reconnaît.

Puis deux.

Puis vingt.

Et un matin, vous découvrez un type de seize ans portant votre logo sur un sweat que vous n'avez jamais fabriqué.

Nicky Foster regardait précisément ce type.

— C'est quoi ça ?

Le garçon baissa les yeux vers son torse.

Une tête de mort.

Ancien casque de pilote.

Deux ailes.

SEEK & DESTROY

PHILADELPHIA.

— Un sweat.

Nicky leva lentement ses lunettes roses.

— J'avais vu.

Le garçon sourit.

— Alors pourquoi tu demandes ?

Nicky resta immobile.

Vale intervint.

— Laisse tomber.

— Non.

— Nicky.

— Où t'as acheté ça ?

— Sur Internet.

Nicky regarda Switch.

Switch était déjà sur son téléphone.

— Je cherche.

Le garçon regarda Nicky.

— Vous devriez être contents.

— Pourquoi ?

— Vous êtes connus.

Dex arriva avec une bière.

— On est connus ?

Vale :

— Apparemment.

Dex regarda le sweat.

— Oh putain, il est classe.

Nicky :

— C'est notre logo.

— Justement.

— Sur son sweat.

— Oui.

— Qu'on n'a pas fait.

Dex réfléchit.

— Donc quelqu'un gagne de l'argent avec notre logo ?

Silence.

Puis :

— ENCULÉS.

Vale ferma les yeux.

— Voilà. Merci Dex.

La soirée occupait trois niveaux d'un ancien parking industriel au sud de Philadelphia.

Voitures.

Bass.

Néons.

Alcool.

Beaucoup trop de chevaux pour beaucoup trop peu de maturité.

La Supra blanche de Nicky était stationnée au centre.

Depuis sa transformation, elle avait développé un phénomène que Nicky appréciait beaucoup tout en prétendant le contraire :

les gens s'arrêtaient devant.

Photos.

Vidéos.

Questions.

Certains savaient déjà que c'était l'ancienne Supra noire mystérieusement apparue devant le garage.

Personne ne savait d'où elle venait.

Nicky n'expliquait rien.

Ji-ho arriva.

— Foster.

— Quoi ?

— Quelqu'un a touché à l'aileron.

Nicky tourna immédiatement la tête.

— Qui ?

— J'en sais rien.

— Il est où ?

— J'en sais rien.

— Pourquoi tu viens me voir alors ?

Ji-ho la regarda.

— Parce que c'est ta voiture.

— Tu viens de me créer un problème sans solution.

— Bienvenue dans ma vie.

Il repartit.

Vale sourit.

— Vous êtes mariés depuis combien de temps ?

Nicky lui fit un doigt.

Puis un moteur démarra quelque part derrière eux.

Nicky ne réagit pas.

Ji-ho, lui, s'arrêta.

Le moteur monta.

Redescendit.

Monta encore.

Ji-ho tourna la tête.

— Attends.

Nicky regarda.

Une voiture avançait lentement entre les autres.

Carrée.

Basse.

Très basse.

Gris métal.

Elle semblait avoir traversé les années quatre-vingt-dix avec la ferme intention de régler personnellement ses comptes avec le XXIe siècle.

Ji-ho s'approcha.

— Putain.

Dex :

— C'est quoi cette boîte ?

Ji-ho :

— Ferme ta gueule.

— Pourquoi ?

— C'est une 155.

L'Alfa Romeo s'arrêta.

Twin Spark.

Widebody.

Aéro travaillé.

Gros freinage.

Jantes racing.

Quelques stickers parfaitement placés.

Pas une fête foraine.

Une voiture construite par quelqu'un qui savait exactement ce qu'il voulait.

Nicky inclina légèrement la tête.

La portière s'ouvrit.

Un garçon descendit.

Jeune.

Très jeune.

Cheveux bruns longs jusqu'aux épaules.

T-shirt noir.

Jean.

Baskets blanches.

Beau visage italien.

Et cette assurance particulière qu'ont certains garçons avant que la vie ne leur explique qu'elle est plus forte qu'eux.

Il ferma la portière.

Regarda la Supra.

Puis Nicky.

Nicky regarda l'Alfa.

Puis lui.

— Twin Spark ?

Le garçon sourit.

— Ouais.

— Combien ?

— Suffisamment.

Ji-ho regarda la voiture.

— Il ment.

Le garçon tourna la tête.

— Comment tu sais ?

Ji-ho s'approcha.

— Parce que les gens qui ont vraiment beaucoup de chevaux donnent le chiffre.

Dex :

— C'est vrai ?

Ji-ho :

— Non.

Le garçon éclata de rire.

Nicky aussi.

À peine.

— T'es qui ?

— Marco.

— Marco quoi ?

— Maldini.

Dex regarda Vale.

— Comme...

Marco :

— Oui.

Dex :

— J'allais dire comme le...

— Je sais.

— D'accord.

Nicky le détailla.

— T'as quel âge ?

— Dix-huit.

— T'en as dix-sept.

Marco resta silencieux.

— Comment tu sais ?

— Parce que si t'en avais dix-huit, t'aurais pas répondu aussi vite.

Vale se retourna pour cacher son sourire.

Marco regarda Nicky.

— Et toi t'as toujours besoin d'avoir raison ?

— Oui.

— Ça doit être fatigant.

— Pour les autres surtout.

Marco sourit.

Nicky aussi.

Une seconde.

Puis elle remarqua quelque chose sur l'aile arrière de la 155.

Le crâne.

Le casque.

Les ailes.

Seek & Destroy.

Son sourire disparut.

— C'est quoi ça ?

Marco regarda l'autocollant.

— Votre logo.

— Encore une fois, j'avais vu.

— Il est bien.

— Enlève-le.

Marco la regarda.

— Non.

Vale murmura :

— Oh putain.

Dex :

— J'aime bien le petit.

Nicky fit un pas.

— Pardon ?

Marco ne recula pas.

— J'ai dit non.

Nicky descendit ses lunettes.

— T'es pas Seek & Destroy.

— Pas encore.

— Pas du tout.

— On verra.

— Non.

— Donc on verra.

Ji-ho regarda Vale.

— Il va mourir.

Vale :

— Probablement.

Nicky et Marco restèrent face à face.

Puis quelqu'un cria depuis l'autre côté du parking :

— MALDINI !

Marco tourna la tête.

Trois hommes approchaient.

Pas contents.

Nicky regarda Marco.

— Tes amis ?

— Pas vraiment.

— Pourquoi ?

— Longue histoire.

— Résume.

Marco réfléchit.

— J'ai gagné.

Nicky attendit.

— Et ?

— Ils ont perdu.

Nicky leva les yeux au ciel.

— Putain.

Vale :

— Ça te rappelle quelqu'un ?

— Non.

— Moi si.

— Ta gueule.

Les trois hommes arrivèrent.

Le premier regarda Marco.

Puis Nicky.

Puis le logo sur l'Alfa.

— Donc c'est vrai.

Nicky :

— Quoi ?

— Il roule pour vous.

— Non.

Marco :

— Pas encore.

Nicky tourna la tête.

— Toi, ferme-la.

Le type sourit.

— Il nous a dit Seek & Destroy.

Nicky regarda Marco.

Cette fois sérieusement.

— T'as dit quoi ?

Marco haussa les épaules.

— J'ai peut-être utilisé le nom.

— Peut-être ?

— Un peu.

— Comment on utilise un peu un nom ?

— Ça dépend du contexte.

Dex :

— J'adore vraiment ce gosse.

Vale :

— Dex.

— Quoi ?

Le type s'approcha de Marco.

— Tu nous dois quinze mille.

Marco :

— Non.

— La course était annulée.

— Après que j'ai gagné.

— Elle était annulée avant.

— Fallait me prévenir avant que je gagne.

Le type attrapa Marco par le t-shirt.

Nicky regarda la main.

Puis l'homme.

— Lâche-le.

Le type tourna la tête.

— C'est pas ton problème.

Nicky regarda le logo sur l'Alfa.

Puis Marco.

Puis la main.

— Maintenant si.

Vale ferma les yeux.

— Et voilà.


23 H 41

Marco était assis sur le capot de son Alfa.

Ji-ho tournait autour depuis presque une minute.

Nicky s'appuyait contre la Supra.

Les trois hommes étaient partis.

Pas heureux.

Mais partis.

Marco avait encore son visage.

Ce que Nicky considérait comme une négociation réussie.

Ji-ho ouvrit le capot de la 155.

Il resta silencieux.

Marco :

— Alors ?

— Elle vient d'où ?

— France.

Nicky leva les yeux.

— Sérieux ?

— Ouais.

Ji-ho inspecta le compartiment moteur.

— Elle était préparée ?

Marco rit.

— Non.

— Donc t'as tout fait ?

— Pratiquement.

Ji-ho regarda le bloc.

— Elle avait quoi avant ?

Marco s'appuya sur ses mains.

— Elle appartenait à un Français. Enfin, à son père.

Dex arriva.

— Pourquoi « enfin » ?

— Parce que le père roulait pas beaucoup avec.

Ji-ho :

— Et le fils ?

Marco sourit.

— Lui, il roulait.

— Beaucoup ?

— Avec son meilleur pote.

Nicky regarda Marco.

— Et ?

— Apparemment, à dix-sept ans, ils avaient une conception assez personnelle de l'entretien automobile.

Dex :

— J'aime bien.

Ji-ho :

— Moi pas.

Marco désigna le moteur.

— Quand je l'ai récupérée, j'ai dû pratiquement tout changer.

Ji-ho fronça les sourcils.

— Ils avaient fait quoi ?

Marco :

— Tout pété.

— Tout ?

— Le moteur surtout. Les deux cons l'avaient explosé.

Dex regarda l'Alfa avec un respect nouveau.

— J'aime déjà ces mecs.

Ji-ho referma doucement le capot.

— Moi, je voudrais leur parler.

Nicky :

— Pourquoi ?

— Pour leur interdire de toucher une voiture jusqu'à la fin de leurs jours.

Marco sourit.

— Trop tard. C'était dans les années quatre-vingt-dix.

Ji-ho resta silencieux.

— Ah.

Dex hocha gravement la tête.

— Circonstances atténuantes.

Nicky éclata de rire.

Marco la regarda.

Et pour la première fois, elle remarqua autre chose que son insolence.

Le gosse était heureux.

Simplement heureux d'être là.

Avec eux.

Nicky détourna le regard.


00 H 18

Marco allait vite.

Beaucoup trop vite pour quelqu'un de dix-sept ans.

Mais pas comme Nicky.

C'était ça qui l'intriguait.

La 155 n'avait pas la puissance de la Supra.

Ni celle de la GT-R.

Encore moins de la Viper.

Marco compensait.

Freinage tardif.

Placement.

Transfert de masse.

Il conservait chaque kilomètre-heure comme si quelqu'un allait venir le lui réclamer.

Nicky regardait depuis le parking supérieur.

Ji-ho à côté d'elle.

— Il est bon.

Nicky :

— Ouais.

— Très bon.

La 155 plongea dans un virage.

Marco la plaça au millimètre.

Nicky inclina légèrement la tête.

— Intéressant.

Putain de fils de pute...

Silence.

Ji-ho tourna la tête.

Nicky se figea.

— Quoi ?

— Rien.

— Pourquoi tu me regardes ?

— J'ai rien dit.

— Alors regarde ailleurs.

Ji-ho sourit.

Nicky fronça les sourcils.

Quelque chose venait de l'agacer.

Elle savait que ce quelque chose s'appelait Elga.


01 H 07

Switch n'était pas content.

Ce qui signifiait généralement que quelqu'un d'autre allait bientôt l'être encore moins.

— Maldini.

Marco leva les yeux.

— Quoi ?

— Tes trois amis.

— Pas mes amis.

— Ils ont appelé du monde.

Nicky :

— Combien ?

Switch tourna son écran.

— Suffisamment.

Marco se leva.

— Je m'en occupe.

Nicky :

— Assieds-toi.

Il la regarda.

— C'est mon problème.

— T'as mis notre logo sur ta caisse.

— Tu voulais que je l'enlève.

— Oui.

— Donc je vais l'enlever.

— Trop tard.

Marco fronça les sourcils.

Nicky prit sa veste.

Vale l'arrêta.

— Non.

— Quoi ?

— Tu fais quoi ?

— Je règle ça.

— Pourquoi ?

Nicky regarda Marco.

— Parce qu'ils vont revenir.

Vale :

— Et ?

— Et j'attends pas qu'ils viennent ici.

Switch :

— Mauvaise idée.

Dex :

— Bonne idée.

Ji-ho :

— Donc probablement mauvaise idée.

Nicky regarda les quatre.

— Personne vous oblige à venir.

Silence.

Dex prit sa veste.

Vale soupira.

Switch ferma son ordinateur.

Ji-ho regarda le plafond.

Marco se leva.

Nicky :

— Pas toi.

— C'est mon problème.

— Plus maintenant.

— Pourquoi ?

Nicky le regarda.

— Parce que je viens de décider.

Marco sourit.

— T'as toujours besoin d'avoir raison.

— Monte dans ta caisse.


02 H 03

L'entrepôt était une mauvaise idée.

Vale l'avait dit.

Switch l'avait dit.

Ji-ho l'avait dit.

Même Marco avait commencé à le penser.

Dex, lui, passait une excellente soirée.

— À gauche !

Un homme arriva.

Dex l'envoya contre une pile de palettes.

— J'en ai un !

Nicky :

— C'est pas un jeu !

— Alors pourquoi tu comptes ?

— Je compte pas !

— Moi si !

Un autre homme surgit.

Nicky esquiva.

Coude.

Genou.

Il tomba.

Marco resta derrière une voiture.

Nicky lui avait donné un ordre.

Tu bouges pas.

Pour une fois, il obéissait.

Switch parlait dans les oreillettes.

— Deux autres par le nord.

Vale :

— Je les vois.

Ji-ho :

— Police dans cinq minutes.

Nicky :

— On sort.

Un homme surgit derrière elle.

Elle ne le vit pas.

Dex, si.

— FOSTER !

Il la poussa.

Le coup qui devait toucher Nicky frappa Dex.

Une barre métallique.

Plein thorax.

Le bruit fut sec.

Dex tomba.

Tout s'arrêta.

Nicky regarda Dex au sol.

Puis l'homme.

Quelque chose changea dans son visage.

Marco le vit.

Vale aussi.

Nicky avança.

L'homme recula.

Mauvaise idée.

Elle le frappa.

Une fois.

Deux.

Trois.

Vale :

— NICKY !

Quatre.

L'homme tomba.

Nicky allait continuer.

— FOSTER !

Cette fois, c'était Marco.

Elle s'arrêta.

Le gosse la regardait.

Pas avec admiration.

Avec peur.

Nicky baissa les yeux.

Dex était toujours au sol.

Et soudain, tout le reste n'avait plus aucune importance.

— Dex.

Elle courut vers lui.

— Dex.

Il inspira difficilement.

— Ça va.

— Ta gueule.

— J'allais dire...

— Ta gueule !

Ji-ho s'agenouilla.

— Il respire.

Nicky :

— Je vois qu'il respire !

— Alors laisse-moi regarder !

Nicky recula.

Ses mains tremblaient.

Elle les regarda.

Puis Marco.

Puis Dex.

Les sirènes approchaient.

Switch :

— On doit partir.

Nicky ne bougea pas.

Vale posa une main sur son épaule.

— Nicky.

Elle regarda Dex.

— On part.


04 H 26

Deux côtes fissurées.

Un énorme hématome.

Pas de perforation pulmonaire.

Dex allait vivre.

Ce qui semblait le décevoir légèrement parce qu'il aurait préféré une cicatrice plus spectaculaire.

Il était allongé dans une petite clinique privée que Vale connaissait.

Nicky était debout à côté du lit.

— Ça va ?

Dex :

— Oui.

Silence.

— T'es sûr ?

— Oui.

Deux minutes.

— Tu respires bien ?

Dex tourna lentement la tête.

— Foster.

— Quoi ?

— J'ai toujours le même nombre de réponses depuis tout à l'heure.

— Je demande.

— Beaucoup.

Nicky repositionna son oreiller.

— C'est mal mis.

— C'était bien.

— Non.

— Si.

Elle le repositionna encore.

Dex la regarda.

— Tu culpabilises.

Nicky :

— Non.

Vale, assise plus loin :

— Si.

— Non.

Switch :

— Complètement.

Nicky se retourna.

— Personne vous a demandé.

Ji-ho :

— C'est évident.

— J.

— Quoi ?

— Je peux encore te virer.

— Non.

— Pourquoi ?

— Parce que personne d'autre accepte de réparer tes voitures.

Nicky regarda Dex.

— Ça va ?

Dex ferma les yeux.

— Je vais demander qu'on me mette dans le coma.

Marco était assis au fond.

Silencieux.

Nicky le remarqua.

— Quoi ?

Marco secoua la tête.

— Rien.

— Dis.

— Rien.

— Marco.

Il la regarda.

— C'est à cause de moi.

Nicky répondit immédiatement.

— Non.

— Si j'avais pas...

— Non.

— Mais...

— J'ai dit non.

Marco se tut.

Nicky le regarda.

— C'est moi qui ai décidé d'y aller.

— Parce que...

— C'est moi qui ai décidé.

Elle désigna Dex.

— Lui, il a suivi.

Dex leva faiblement un doigt.

— Techniquement...

Nicky :

— Toi, ferme-la.

— D'accord.

Switch regardait Nicky.

— Pourquoi on t'a suivie ?

Nicky se retourna.

— Quoi ?

— Pourquoi on est venus ?

— Parce qu'il fallait régler le problème.

Switch secoua la tête.

— Non.

— Si.

— Non.

Nicky fronça les sourcils.

Switch referma son ordinateur.

— On t'a suivie parce que c'était toi.

Silence.

— Pas parce que t'avais raison.

Nicky ne répondit pas.

Vale regarda Switch.

Puis Nicky.

Personne ne plaisanta.

Nicky regarda Dex.

Ses côtes.

Le moniteur.

Puis Marco.

Elle sortit.


05 H 11

La Supra blanche était garée devant la clinique.

Nicky s'assit sur le capot.

Philadelphia commençait lentement à pâlir.

Marco sortit quelques minutes plus tard.

Il resta debout.

— Je peux ?

Nicky regarda l'espace à côté d'elle.

— C'est ma voiture.

Marco hocha la tête.

— D'accord.

Il resta debout.

Nicky soupira.

— Assieds-toi.

Marco s'assit.

Silence.

— Tu vas enlever le logo ? demanda Nicky.

Marco regarda ses chaussures.

— Si tu veux.

— C'est pas ce que j'ai demandé.

Il tourna la tête.

— Alors non.

Nicky sourit légèrement.

— T'es chiant.

— Toi aussi.

— Je peux te laisser ici.

— Je trouverai.

Nicky regarda devant elle.

— Pourquoi Seek & Destroy ?

Marco réfléchit.

— Parce que vous êtes libres.

Nicky eut presque un rire.

— C'est ce que tu crois ?

— Ouais.

— Mauvaise réponse.

Marco fronça les sourcils.

— C'est quoi la bonne ?

Nicky resta silencieuse.

Elle pensa à Dex.

À la barre.

À Switch.

On t'a suivie parce que c'était toi.

— J'en sais rien.

Marco la regarda.

C'était probablement la première fois qu'il l'entendait prononcer ces mots.

Nicky descendit du capot.

— Demain. Dix heures.

— Pourquoi ?

— Garage.

— Pour quoi faire ?

— T'apprends.

Marco se leva.

— Quoi ?

Nicky ouvrit sa portière.

— À conduire.

Marco éclata de rire.

— Je sais conduire.

Nicky s'arrêta.

Le regarda.

— Moi aussi, je croyais.

Elle monta.

Démarra.

Puis baissa la vitre.

— Dix heures.

— Et si je viens pas ?

— Enlève le logo.

Marco sourit.

— Je serai là.

Nicky partit.

Marco resta seul.

Et sourit.


10 H 07

— T'es en retard.

Marco descendit de l'Alfa.

Nicky regarda sa montre.

— De sept minutes.

— Donc tu m'attendais.

Elle le regarda.

Quelque chose dans cette phrase lui sembla étrangement familier.

— Ouvre ton capot.

Marco sourit.

— Bonjour à toi aussi.

Ji-ho sortit du garage.

Il vit Marco.

Puis Nicky.

Puis la 155.

— Non.

Nicky :

— Quoi ?

— Je connais cette tête.

— Quelle tête ?

Ji-ho ferma les yeux.

— Putain.

Marco :

— Il se passe quoi ?

Ji-ho regarda l'Alfa.

— Apparemment, maintenant j'ai deux problèmes.

Dex cria depuis le canapé à l'intérieur :

— TROIS !

Ji-ho :

— Toi, t'es temporaire !

— VA TE FAIRE FOUTRE !

Nicky sourit.

Puis regarda Marco.

— Bon.

Elle désigna la 155.

— Montre-moi ce que tu sais faire.

PLUS TARD

Le garage était calme.

Marco était parti.

Dex dormait.

Vale aussi.

Nicky était seule devant la Supra.

Téléphone en main.

Elle ouvrit les messages.

Le numéro inconnu.

Elle écrivit :

You were right.

Elle regarda.

Effaça.

Écrivit :

I think I understood.

Effaça.

Elle soupira.

Puis tapa :

Fuck you.

Elle contempla le message.

Sourit.

SEND.

Quelques secondes.

Rien.

Nicky posa le téléphone.

Il vibra.

Elle le reprit immédiatement.

ABOUT WHAT?

Nicky resta bouche ouverte.

— Connard.

Elle commença à écrire.

Le téléphone vibra encore.

Deuxième message.

Interesting.

Nicky fixa l'écran.

Longtemps.

Puis leva les yeux vers le plafond.

— OH, VA TE FAIRE FOUTRE !

Depuis le canapé :

— IL A RÉPONDU ?!

Nicky rangea son téléphone.

— NON !

Dex :

— D'ACCORD !

Silence.

Puis Dex :

— ÇA VA ?

Nicky ferma les yeux.

— OUI, DEX !

— T'ES SÛRE ?

Nicky regarda vers le canapé.

Un sourire apparut malgré elle.

— Va te faire foutre.


💬 Commentaires 5

Connectez-vous pour commenter ce chapitre.
Lana • 3 semaines, 3 jours
Très bon.
Juste je pense que tu te perds en dialogues trop présents.
Je sais que tu aimes bien les vannes, les répliques rapides à la Kaamelott.
Blam ! Blam ! Ça tombe comme si c'était hyper calculé et juste, mais au final, je m'y perds et décroche un peu.
Ce que tu penses apporter en rapidité de lecture le dessert.
Enfin ce n'est que mon avis.
Néanmoins très bon chapitre et certainement intéressant pour la suite.
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Splinter Auteur • 3 semaines, 2 jours
Oui j'aime beaucoup Kaamelott effectivement, surtout Perceval 😉, ok je vais essayer d'ajuster mais bon Perceval ressort toujours quelque part en moi, surtout les dialogues avec Arthur, c'est compulsif 😉
👍 1
Lana • 3 semaines, 2 jours
Je comprends
👍 0
Splinter Auteur • 3 semaines, 2 jours
ah je vois t'as chopé le virus linguistique Manu toi maintenant... Réponse : deux mots 😉, intéressant...
👍 1
Lana • 3 semaines, 2 jours
Effectivement.
👍 1