SAISON 2 - ÉPISODE 5 - UNDER HIT
PHILADELPHIE - LA GARE - 11 H 08
La première chose que Nicky entendit en entrant dans la Gare fut :
— SWITCH, POSE ÇA.
Elle continua de marcher.
— C’est ma voiture.
— POSE.
— Pourquoi ?
— Parce que t’as une clé à la main.
— Et ?
J apparut derrière la Lexus LFA comme un médecin découvrant qu’un interne venait d’ouvrir un cœur avec un couteau à beurre.
— T’es informaticien.
Switch regarda la clé.
Puis J.
— Et donc ?
— Donc tu poses.
— C’est une clé de dix.
— JE SAIS CE QUE C’EST.
Nicky arriva avec son café.
— Bonjour les enfants.
Silence.
Tout le monde se retourna.
Dex leva la tête depuis sa table.
— Tonton Joe ?
Nicky s’arrêta.
— Non.
Dex regarda autour.
— Ah.
— Je te préviens, le prochain qui m’appelle Tonton Joe, je le mets dans le vieux train et je pousse le train dans le Delaware.
Marco travaillait sous l’Alfa.
— Le train roule pas.
— JE LE FERAI ROULER.
J :
— Pas avant la R34.
Nicky leva les yeux.
— Putain, même mes menaces ont un planning mécanique maintenant.
La Gare avait changé.
Pas énormément.
Mais assez.
Les lumières fonctionnaient sur presque tout le quai principal.
Deux ponts étaient opérationnels.
La zone de Switch ressemblait maintenant à un centre de commandement improvisé par une armée qui aurait découvert Craigslist.
La R34 était toujours en pièces.
La LFA, elle, était intacte.
Pour l’instant.
Vale avait rangé son ancien bureau de chef de gare avec une précision presque militaire.
Vêtements.
Badges.
Cartes.
Téléphones.
Plaques.
Petites caméras.
Matériel discret.
Tout ce qui permettait d’entrer quelque part sans avoir été invité.
Nicky passa la tête.
— Putain.
Vale :
— Quoi ?
— C’est propre.
— Merci.
— Ça me met mal à l’aise.
— C’est parce que t’as grandi dans une chambre où un jean posé sur une chaise devient officiellement un meuble au bout de trois jours.
Nicky :
— C’est une méthode de rangement verticale.
Vale :
— Bien sûr.
Switch arriva avec une feuille.
— On a reçu les derniers paiements des runs.
Nicky tendit la main.
— Donne.
Elle regarda.
— Ah.
— Voilà.
— On est toujours pauvres ?
— Moins.
— Combien moins ?
Switch montra une autre ligne.
— J a commandé ça.
Nicky regarda.
— C’est quoi ?
J hurla depuis l’atelier :
— ÇA TE REGARDE PAS !
— C’EST MON COMPTE !
— C’EST MA R34 !
— C’EST NOTRE ARGENT !
— DONC NOTRE R34 !
Nicky resta immobile.
Vale :
— Il t’a eue.
— Je sais.
Dex mordit dans quelque chose.
— Tonton Joe aurait dit...
Nicky tourna lentement la tête.
Dex mâcha.
Réfléchit.
— Rien.
— Bon choix.
12 H 26
Switch fit apparaître une liste.
— On a encore une grosse somme bloquée.
Nicky regarda.
— Qui ?
— Peterson.
Vale :
— Le promoteur du run de South Philly ?
— Ouais.
Marco sortit de sous l’Alfa.
— Celui qui a dit qu’il paierait après vérification ?
Switch :
— Ça fait quatre jours qu’il vérifie.
Nicky posa son café.
— Il est lent.
Vale :
— Ou il attend qu’on abandonne.
Nicky :
— Mauvais calcul.
Switch agrandit un dossier.
— Il organise une réception ce soir. Privée. Un hôtel particulier reconverti en club d’affaires. Invités uniquement.
Nicky :
— Donc on y va.
Vale :
— Non.
Nicky se tourna.
— Pardon ?
— Moi, j’y vais.
Petit silence.
Vale s’approcha de l’écran.
— Si Peterson nous doit vraiment de l’argent, il faut savoir pourquoi il ne paie pas. Si tu débarques avec la Supra et ton vocabulaire de docker sous cocaïne, on aura la réponse après quinze types au sol.
Nicky réfléchit.
— C’est très caricatural.
Tout le monde la regarda.
— Vous commencez sérieusement à me faire chier avec ça.
Vale sourit.
— Je rentre. Je récupère l’info. Je ressors.
Nicky :
— Et si ça merde ?
— Là tu peux venir avec ton vocabulaire.
— Voilà. Là on parle.
18 H 43 - CENTRE DE PHILADELPHIE
Vale n’avait plus rien à voir avec Vale.
C’était probablement le détail le plus inquiétant.
Robe noire simple.
Cheveux attachés.
Bijoux discrets.
Pas un geste inutile.
Pas une hésitation.
Elle descendit d’une berline avec la facilité de quelqu’un qui avait passé sa vie à être invitée dans des endroits où elle ne connaissait personne.
Nicky observait depuis une rue parallèle dans la Supra.
Marco était avec elle.
— Putain.
— Quoi ?
— Je savais qu’elle mentait bien.
— Oui.
— Je savais pas qu’elle pouvait mentir comme si elle payait des impôts dessus.
Marco rigola.
Switch dans l’oreillette :
— Elle est entrée.
— Caméras ?
— Quatre intérieures. Deux extérieures.
— Et les autres ?
— Réseau privé.
Nicky :
— Donc ?
— Donc j’y travaille.
— Très bien.
Marco regarda Nicky.
— T’es calme.
— Ouais.
— C’est bizarre.
— Va te faire foutre.
— Voilà.
À L’INTÉRIEUR
Vale souriait.
Pas beaucoup.
Juste assez.
Un homme lui prit son manteau.
Un autre vérifia son invitation.
Le badge fonctionna.
Évidemment.
Switch :
— Deuxième étage. Peterson est dans une pièce privée au fond.
Vale prit une coupe de champagne.
— Je vais pas droit dessus.
— Pourquoi ?
— Parce que les gens qui vont droit quelque part donnent l’impression qu’ils savent où ils vont.
Switch resta silencieux.
— Ah.
— Voilà.
Elle salua deux personnes.
Fit semblant de reconnaître une femme.
Écouta trois conversations.
Apprit plus en cinq minutes que Nicky n’en aurait appris en cassant trois portes.
Puis elle vit Peterson.
Il riait avec deux hommes.
L’un d’eux portait une chevalière.
Vale ralentit.
L’homme tourna légèrement la main.
BELLANDI.
— Nicky.
— Ouais ?
— Peterson est pas seul.
— Combien ?
— Pas combien.
Petit silence.
— Bellandi ?
— Oui.
Nicky se redressa.
Marco la regarda.
— On bouge ?
— Non.
Il la fixa.
— Non ?
Nicky regarda l’entrée du bâtiment.
— On regarde.
Marco sourit doucement.
— Putain.
— Quoi ?
— Rien.
19 H 17
Vale suivit Peterson.
Pas trop près.
Le vit entrer dans un bureau.
Attendre.
Puis ressortir.
Porte mal refermée.
Elle passa.
Une seconde.
Deux.
Personne.
Elle entra.
Petit bureau.
Ordinateur.
Documents.
Une chemise posée sur une table.
Vale l’ouvrit.
Son expression changea.
— Nicky.
— Quoi ?
— On a un problème.
— Combien ?
— Pas combien.
Photos.
Nicky.
Marco.
J.
Switch.
Dex.
Elle-même.
Des captures.
Des dates.
Des localisations.
Des voitures.
La Gare n’apparaissait pas.
Pas encore.
Vale prit son téléphone.
Photos rapides.
Switch recevait tout.
— Putain…
Nicky :
— Quoi ?
Switch :
— Ils nous cartographient.
Silence.
Nicky fixa le pare-brise.
Pas de crise.
Pas d’insulte.
— Vale.
— Oui ?
— Tu sors.
Vale regarda la chemise.
— Il y a encore...
— Tu sors.
— Nicky, on peut...
— On est venus pour du fric.
Petit silence.
— On vient de trouver mieux.
Vale referma.
— Reçu.
19 H 22
La porte du bureau s’ouvrit.
Vale se retourna.
Deux hommes.
— Vous cherchez quelque chose ?
Vale sourit.
— Les toilettes.
L’homme regarda le bureau.
— Dans un classeur ?
— J’ai une vessie très administrative.
Il avança.
Vale soupira.
— Bon.
Elle lui envoya la porte au visage.
BAM.
Deuxième type.
Coup de talon au genou.
Elle passa.
— Switch.
— Je t’ai.
— Sortie.
— Couloir droite.
Vale partit.
Alarme.
— Merde.
— Quoi ?
— Ils ont fermé l’ascenseur.
— Escalier ?
— Deux hommes.
— Autre ?
Switch cherchait.
— Deuxième porte à droite.
Vale arriva.
Fermée.
— Switch.
— Attends.
Derrière :
— ELLE EST LÀ !
— Switch.
— Deux secondes.
— J’ai trois mecs derrière moi !
— C’est extrêmement stressant quand tu donnes l’information comme ça !
— OUVRE CETTE PUTAIN DE PORTE !
Clic.
Vale entra.
Referma.
— Merci.
— De rien.
Cuisine.
Un serveur la regarda passer.
Vale attrapa son tablier.
— Désolée.
— Quoi ?
Elle lui retira.
— J’en ai plus besoin que toi.
Elle repartit.
DEHORS
Nicky démarra.
Marco :
— Maintenant ?
— Maintenant.
— Je savais que ça durerait pas.
— J’ai tenu neuf minutes.
— C’est déjà beaucoup.
— Merci.
19 H 28 — PARKING SOUTERRAIN
Vale arriva au niveau -2.
La porte claqua derrière elle.
Trois hommes l’attendaient.
— Sérieusement ?
L’un sourit.
— Madame Alvarez.
— Oh. Vous connaissez mon nom.
Elle posa sa coupe de champagne sur le capot d’une Mercedes.
— C’est mignon.
Un type avança.
— Donnez-nous le téléphone.
Vale regarda l’appareil.
— Celui-là ?
— Oui.
Elle le posa.
Le mec tendit la main.
Vale lui écrasa les doigts avec son talon.
— Mauvaise réponse.
Le bordel partit.
Premier contre une portière.
Deuxième essaya de l’attraper.
Vale pivota.
Coude.
Elle prit un coup.
Recule.
Pas combattante de niveau Nicky.
Mais pas décorative.
Elle savait exactement combien de temps elle devait tenir.
Moteur.
ALFA.
Marco arriva en travers.
Pneus.
Fumée.
Portière passager ouverte.
— TAXI !
Vale courut.
Premier type tenta de l’attraper.
Une main énorme le saisit par derrière.
Dex.
— Salut.
Le type se retourna.
Dex sourit.
BAM.
Une seule droite.
Le type s’effondra.
Dex le regarda.
— Fragile.
Nicky arriva derrière.
— C’est bon ?
Dex :
— J’en ai eu un.
— Félicitations.
— Il en reste ?
— Probablement.
Dex sourit.
— Cool.
19 H 31
Ils en restaient huit.
Nicky regarda.
Puis Dex.
Puis les autres.
— Bon.
Un homme s’avança.
— Foster ?
Nicky essuya doucement sa lèvre.
— Ça dépend.
— Tony Bellandi te passe le bonjour.
Elle sourit.
— C’est gentil.
Il s’attendait à autre chose.
Puis :
— Dis-lui que j’ai reçu sa carte. Maintenant il peut la rouler très fin, la tremper dans l’huile d’olive et se la carrer assez profond pour retrouver ses arrière-grands-parents.
Marco :
— Putain.
Vale :
— C’est imagé.
Le type attaqua.
Nicky attendit.
Elle voyait mieux maintenant.
Épaule.
Appui.
Regard.
Elle passa à l’extérieur.
Direct.
Low kick.
Il plia.
Coude.
Sol.
Un deuxième.
Elle ne courut pas vers lui.
Le laissa venir.
Esquive.
Clinch.
Genou.
Projection.
Dex, lui, n’avait aucune philosophie particulière.
Il prenait des gens et les déplaçait.
Un type tenta de le frapper.
Dex encaissa.
Le regarda.
— C’était ça ?
Le type recula.
— Ah non, reviens.
Vale :
— DEX !
— Quoi ?
— Derrière !
Dex se retourna.
Un autre arriva.
BOUM.
Nicky donna des ordres au milieu.
— Marco, voiture.
— Vale, avec lui.
— Dex, sortie gauche.
— Pourquoi ?
— Parce que tu fais peur.
— Ah.
— C’est un compliment.
— Merci.
Elle prit un coup au ventre.
Souffla.
Le mec sourit.
Nicky leva les yeux.
— Très bien.
Elle entra.
Trois coups.
Sec.
Propre.
Le type finit contre un pilier.
Elle s’arrêta.
Pas de quatrième.
Pas de coup gratuit.
Elle repartit.
Marco la regarda une seconde.
Il avait vu.
19 H 37
Ils sortirent.
Mais une voiture noire prit immédiatement l’Alfa en chasse.
Puis une deuxième.
Switch :
— Deux véhicules derrière vous.
Nicky :
— Évidemment.
— Et devant.
— Combien ?
— Trois.
— Voilà. Ça faisait longtemps.
Vale :
— Il faut sortir par l’ouest.
Switch :
— Bloqué.
Nicky :
— Est ?
— Deux SUV.
— Nord ?
— Travaux.
Nicky :
— Donc nord.
Switch :
— J’allais dire impossible.
— Tu devrais me connaître.
LA GARE
Switch ouvrit le rack.
Caméras.
Feux.
Entrées de service.
J derrière lui.
— Prends le réseau de maintenance.
— J’y suis.
— Tu rates une passerelle.
— Où ?
J pointa.
Switch ouvrit.
— Putain.
J :
— De rien.
Switch :
— Tu deviens pénible.
— J’ai appris avec vous.
DANS LA SUPRA
Nicky coupa devant l’Alfa.
— Marco, reste derrière.
— Pourquoi ?
— Parce que j’ai encore un pare-chocs.
— Et moi ?
— Toi t’as une Alfa.
— Connasse.
— Voilà.
Premier SUV tenta de fermer.
Nicky freina.
Le laissa passer.
Deuxième.
Elle attendit.
Pas de contact.
Elle cherchait.
Switch :
— Grille dans cent cinquante mètres.
— Ouverte ?
— Pas encore.
— SWITCH.
— Je travaille !
— PLUS VITE !
— J’AI PAS DIANA !
Nicky :
— J’AI PAS DEMANDÉ DIANA !
Switch s’arrêta une demi-seconde.
Puis sourit.
— Bien reçu.
Il trouva.
Clic.
Grille.
— Maintenant.
Nicky plongea.
Marco derrière.
SUV trop large.
Percuta l’entrée.
Dex, dans l’Alfa :
— Oh.
Vale :
— Quoi ?
— Ça doit faire très mal ça.
20 H 12 — LA GARE
Personne ne parlait.
Vale posa son téléphone.
Switch transféra les fichiers.
Documents.
Flux.
Sociétés.
Port.
Transport maritime.
Entreprises de sécurité.
Entrepôts.
Comptes.
Nicky regardait.
— Bellandi ?
Switch :
— Oui.
— Ça je connais.
— Attends.
Il agrandit.
Un paiement.
Puis un autre.
Puis encore.
Nicky :
— C’est quoi ça ?
Switch resta silencieux.
— Switch.
— Les Bellandi payent.
— Qui ?
— Je sais pas.
Marco s’approcha.
— Attends.
Il regarda.
— Ça devrait être l’inverse.
Vale :
— Oui.
J arriva, mains sales.
— Donc ils bossent pour quelqu’un ?
Switch :
— Ou ils paient pour quelque chose.
Dex :
— Protection ?
Nicky regarda.
— Vincent Bellandi paye quelqu’un pour être protégé ?
Personne ne répondit.
Switch ouvrit une autre société.
Encore la même destination.
Nom différent.
Même structure.
Nicky :
— C’est quoi le nom ?
— VANTAGE CONSOLIDATED.
— Ça existe ?
Switch :
— Officiellement ? Oui.
— Et réellement ?
— Aucune idée.
Nicky sourit.
— Excellent.
Vale :
— Pourquoi tu souris ?
— Parce que je déteste les trucs que je comprends pas.
J :
— Ça explique beaucoup de choses sur ta vie.
— Va réparer ta caisse.
— Elle est réparée quand elle décide.
— C’est une voiture !
— Tu comprendras jamais.
21 H 31 — MALDINI
Anthony Maldini lut le papier.
Salvatore à côté.
Marco debout.
Nicky face à eux.
Personne ne parlait.
Nicky :
— Vous connaissez ?
Anthony posa la feuille.
— Non.
Nicky regarda Salvatore.
— Lui, oui.
Salvatore :
— Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
— Votre tête.
— Ma tête n’a rien dit.
— Elle est mauvaise menteuse.
Anthony :
— Non.
Nicky se tourna.
— Ah.
Anthony but une gorgée.
— Salvatore ment mieux.
Salvatore le regarda.
— Merci Anthony.
— De rien.
Nicky :
— Donc vous connaissez.
Salvatore replia le document.
— Vous avez trouvé ça où ?
— Dans un endroit où j’étais pas invitée.
Anthony :
— Ça aussi, ça explique beaucoup.
Nicky :
— J’ai besoin de savoir ce que c’est.
Salvatore :
— Non.
Silence.
Nicky :
— Pardon ?
— Vous avez besoin de savoir si vous voulez réellement continuer à chercher.
Nicky :
— C’est pas pareil ?
Anthony :
— Pas du tout.
Nicky regarda Marco.
Puis les deux hommes.
— Très bien.
Elle reprit le papier.
— Je continue.
Salvatore la regarda longtemps.
Puis :
— Je sais.
Nicky se figea.
Une seconde.
— Pourquoi ?
Petit sourire.
— Parce qu’il est tel qu’on vous a décrit.
Elle plissa les yeux.
— Qui ?
Salvatore reprit son verre.
— Bonne soirée, Miss Foster.
— Oh non.
Anthony :
— Nicky.
— Putain, vous faites tous ça !
Marco :
— Faire quoi ?
— DIRE LA MOITIÉ D’UNE PHRASE ET ATTENDRE QUE JE DEVIENNE FOLLE !
Salvatore :
— Ça fonctionne très bien.
Nicky :
— Vous me cassez tous les couilles.
Anthony :
— Probablement oui.
23 H 03 — LA GARE
Nicky regardait l’écran.
EMMANUEL.
Elle tapa :
Tu connais Vantage Consolidated ?
Vu.
Rien.
Emmanuel.
Vu.
Rien.
Je sais que tu lis.
Trois points.
Puis :
Oui.
Nicky fixa.
Oui quoi ?
Réponse :
Je lis.
Elle resta immobile.
Dex passa.
— Ça va ?
Nicky leva le téléphone.
— Il se fout de ma gueule.
Dex regarda.
— Tonton Manu ?
Nicky :
— QUOI ?
Dex :
— Non rien.
— DEX.
— Je voulais dire Emmanuel.
— TU VAS FINIR DANS LE TRAIN.
Dex continua de marcher.
— Oui, Tata Nicky.
Nicky prit une profonde inspiration.
00 H 17
La Gare se calma.
J travaillait toujours.
Switch aussi.
Marco nettoyait l’Alfa.
Vale regardait les voitures.
Supra.
Alfa.
R34.
LFA.
Puis les deux espaces vides.
Marco arriva à côté d’elle.
— Deux.
Vale :
— Je sais compter.
— Je maintiens.
— Quoi ?
Il regarda son emplacement.
Puis elle.
— Italienne.
Vale sourit.
— Tu vas finir par me porter malheur.
— Non.
Il regarda Nicky de l’autre côté du quai.
— Je crois qu’elle a déjà une idée.
Vale suivit son regard.
Nicky parlait toute seule devant son téléphone.
— Je crois surtout qu’elle insulte Emmanuel.
Marco :
— Donc soirée normale.
COSTA DA CAPARICA 01 H 42
Océan noir.
Quelques lumières au loin.
Emmanuel était assis sur le poste de lifeguard.
Capuche.
Cigarette.
Dark roulée à côté.
Vador observait l’eau comme si l’Atlantique lui devait de l’argent.
Le téléphone vibra.
Nicky.
Tu connais Vantage Consolidated ?
Emmanuel lut.
Ne répondit pas.
Dark leva une oreille.
— Elle apprend.
Le chat ferma les yeux.
Emmanuel ouvrit une autre conversation.
SANDRA.
Il tapa :
Salut.
La réponse arriva presque immédiatement.
Ça dépend. Qui faut sortir de prison ?
Emmanuel sourit.
Personne.
Pause.
Alors qu’est-ce que tu veux ?
Manu regarda l’océan.
Tu roules toujours avec l’Italienne ?
Long silence.
Laquelle ?
Emmanuel tira sur sa cigarette.
Celle que j’aime bien.
Quelques secondes.
Ma Gallardo ?
Oui.
Pause.
Pourquoi ?
Pas de réponse.
Puis :
Emmanuel ?
Toujours rien.
Vador tourna la tête vers lui.
— Quoi ?
Le téléphone vibra encore.
Qu’est-ce que tu prépares ?
Emmanuel sourit.
Il tapa :
Bonne nuit, Sandra. 🤙
À Miami, Alessandra Moretti regarda son téléphone.
Longtemps.
Puis posa son verre.
Au fond de son garage, sous les lumières, une Lamborghini Gallardo Superleggera attendait.
Sandra regarda la voiture.
Puis le message.
Petit sourire.
COSTA DA CAPARICA
Manu rangea son téléphone.
Dark ne bougea pas.
Vador continuait de surveiller l’océan.
Emmanuel tira une dernière fois sur sa cigarette, regarda dark , puis vador.
Silence.
— Ça risque d'être très intéressant les enfants.
💬 Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager vos impressions !