La vie de rêve
« L’amour de l’un protégera toujours celui de l’autre ».
Rebecca était aux anges, elle avait passé son dimanche avec Pauline qui, pétard en main, l’avait rassuré. Il faut que tu sois patiente et surtout que tu ne te précipites pas. N’oublie pas qu’il faut qu’il la quitte, alors sois patiente, avait conseillé Pauline.
Le soir, elle mangea un steak haché avec des haricots beurre. Puis elle se mit à dresser la table pour se poser un moment. Elle se servit un verre de vin pour accompagner son dîner. Elle n’avait pas faim, mais elle devait se forcer. Elle alluma la télé et tomba sur les informations. Elle observa un temps avant de mettre son assiette dans le frigo et partit se poser sur son canapé. Elle coupa la télé et prit un roman qu’elle avait commencé : "L’Opus des Éternels" un roman fantaisiste qui avait eu une bonne critique, Carmine était l’une de ses auteures préférées. Rebecca aimait lire des mondes inconnus avec de la magie et une histoire romancée. Cela lui permettait de s’évader. Puis au bout d’une heure son smartphone vibra.
C’était lui…
Pendant ce temps, de son côté, Samantha était folle de rage en voyant les photographies d’Andres et Rebecca en train de manger, proche comme jamais. Elle se jura de se venger. Mais elle n’allait pas le dire à son compagnon. Elle paya le détective privé et rangea le document dans son coffre-fort de son boulot. Elle avait là la preuve de son infidélité. Elle était directrice de l’hôtel Mercure dans le centre de Bordeaux. Elle avait rencontré Andres, il y a six ans, à un congrès à Paris. Son statut l’avait fait se déplacer un peu partout dans le monde et du haut de ses trente-cinq ans, elle avait déjà vu du pays on peut dire. Elle était la fidèle employée de ses parents avant qu’ils ne se rencontrent. Et de sortir avec lui, lui avait donné de multiples occasions de se faire un nom dans l’hôtellerie de luxe.
Cependant, dans son bureau, elle prit une bouteille de Smith Haut Laffite et s’enfila trois verres d’un seul trait et regarda sa montre Cartier. Le regard triste, elle l’enleva et la jeta contre une commode à bout de nerf. Et il fallait la comprendre, elle allait tout perdre en se séparant d’Andres. Samantha finit par se calmer au bout d’une bonne heure et commença à cogiter sur un plan machiavélique. Si tu me le piques pétasse, tu vas tomber avec moi ! ragea-t-elle en écrivant un mail aux parents d’Andres.
“ La vie est belle”
Un matin de novembre, Andrès était en train d’envoyer un message à Samantha, dans sa voiture, alors qu’il partait de son appartement à Mérignac. Le temps avait bien passé depuis sa rencontre avec Rebecca et Noël arrivait à grand pas. Et il fallait préparer les fêtes ainsi que les repas de famille. Cette année ses parents Jack et Sylvie avaient réuni toute la famille. Il allait être une trentaine pour passer les fêtes de fin d’année. Ses parents avaient loué un immense domaine, à Langoiran, à proximité de Bordeaux. Andres avait toutes les références de la maison. Elle était immense, elle se composait de douze chambres, deux dépendances, une piscine extérieure et deux jacuzzis, le tout, sur trois niveaux. Située sur les hauteurs de Langoiran, cette bâtisse en pierres typique des maisons bordelaises avait tout de suite plus à l’ensemble de la famille. Et aujourd’hui, il devait la visiter avec Samantha. Mais il préféra y aller seul. Je pars sans toi, je t’appelle ce soir, bisous. Je t’aime, avait-il écrit par sms. L’instant d’après, il reçut : Ok, bonne visite, moi aussi je t’aime. N’oublie pas d’appeler le traiteur. A ce soir mon amour.
Depuis trois mois environ, il avait vu le comportement de Samantha changer, elle était devenue plus douce et plus à l’écoute et surtout plus dévouée. Elle lui faisait part de toute sa gentillesse, mais le cœur d’Andres était pris par Rebecca et toutes ses pensées lui étaient destinées. Il s’en voulait et culpabilisait de voir sa femme se démenait à fond pour sauver leur couple. Il s’était alors juré de passer un dernier Noël avec Samantha avant de la quitter pour commencer, une nouvelle année avec de nouvelles et bonnes résolutions.
Sur la route, il appela Rebecca. Il s’était vu plusieurs fois, mais depuis septembre, ils n’avaient pas eu le temps de se revoir, alors ils s’appelaient régulièrement, pour ne pas dire tous les jours.
Il voulait lui proposer de se voir avant les fêtes. Mais leur emploi du temps était overbooké pour se revoir. Alors que le téléphone sonnait. De son côté, Rebecca était avec une cliente et elle n’avait pas eu le temps de répondre. Il posa son téléphone et se mit à rouler. Il se mit à repenser à son premier baiser avec Rebecca. Perdu dans ses pensées, il n’avait pas remarqué que, depuis son départ, une voiture noire le suivait…
“Premiers émois”
Un dimanche du mois d’août. Rebecca attendait Andres, devant l’entrée du Parc de Majolan, à Blanquefort. Il était environ onze heures. Elle n’arrêtait pas de regarder sa montre Piaget, un cadeau d’Andres. Elle avait même porté les boucles d’oreilles, Mauboussin, serties de deux émeraudes qu’il lui avait aussi offert. C’étaient ses préférées. Elle portait une robe vert empire et des ballerines blanches. Elle avait coiffé ses longs cheveux ébènes d'un joli chignon. Elle avait tout prévu pour lui plaire. Mais il avait trente minutes de retard, alors elle se rapprocha du parking pour voir s’il allait arriver. Puis quand elle se mit à souffler et taper du pied d’impatience, il arriva au volant de sa Maserati. Elle se mit soudainement à sourire, heureuse de le voir. Il descendit avec un petit bouquet composé de trois roses. Bien vêtu, lui aussi, ils se firent la bise et allèrent se promener dans le parc.
Le temps était lourd et nuageux, mais il y avait un petit vent qui soufflait par intermittence. C’était fort agréable. Tous deux s’étaient rapprochés depuis leur première rencontre, mais Andres n’avait pas osé la toucher ou l’embrasser. Il l’aimait c’était sûr, mais il avait encore du respect pour son couple. Après de longues discussions, ils se retrouvèrent sur un petit pont à l’entrée du parc et en regardant dans la même direction, leurs mains s'effleurèrent. Rebecca l’avait embrassé peu de temps après, mais il la repoussa et ce fut en plongeant dans son regard blessé, qu’il entreprit, à son tour, de l’embrasser.
Ce souvenir l’avait tellement absorbé, qu’il n’avait pas fait attention au stop. Il pila et s’arrêta net, mais la berline noire lui rentra dedans et sa voiture en avant de deux mètres. En plein milieu d’une départementale. L’instant qui suivit fut le drame. Percuté de plein fouet sur le côté conducteur. Le choc violent projeta la voiture qui opéra trois tonneaux avant d’arrêter sa route sur le bas-côté, fumante.
A ce même moment, son téléphone sonna. C’était Rebecca. Sonné, Andres saignait de la tête et chercha son téléphone d'une main tremblante. Et quand il vit que c’était, il sourit et sombra. La voiture noire n’était plus là. Quelques minutes plus tard, les pompiers et la police étaient sur place. Pas de témoins, sauf une vidéo d'une ado de seize ans, férue de la nature, elle avait pris l'habitude de filmer la route de chez elle, car elle aimait regarder les écureuils, les huppés, les merles passer devant la fenêtre de sa chambre et avait capturé la scène sans le savoir… Elle revint à sa place en entendant le vacarme et en voyant toute cette agitation, elle appuya sur archiver la vidéo pour filmer de nouveau l’accident, s’en s’être rendu compte qu’elle avait enregistré la preuve d’une tentative de meurtre.
Rebecca apprit la nouvelle quand elle le rappela et elle tomba sur un pompier qui avait répondu. Au téléphone dans son bureau, elle s’effondra et se mit à pleurer après coup. Son état était critique. Elle passa toute la nuit aux urgences, près de lui. Plus tard, elle croisa le regard noir et furieux de Samantha, ainsi que toute sa famille qui se demandait ce qu’elle faisait là et comme elle ne savait pas quoi dire, Rebecca partit en pleurs et choquée.
“ La firme”.
L’heure était à la panique. L’accident du fils cadet Delmas, avait fait la une du quotidien. En effet, cette famille était connue dans toute la France en raison de leur notoriété financière. Un appel à témoin avait même été lancé, car on n’avait pas retrouvé la voiture qui avait provoqué l’accident et au regard de celui-ci, les enquêteurs avaient trouvé ça louche.
Au téléphone, trois semaines après le drame.
- C’est une ligne sécurisée ?
- Oui, tu peux parler.
- Très bien, il est pas mort, mais dans un profond coma. C’est ce que j’ai appris aux informations.
- Ok, je veux que tu le débranches.
- Ça va coûter cher !
- Ton prix sera le mien.
- C’est comme si c’était fait. Au revoir !
Samantha raccrocha. Le regard fou. Elle se disait à voix basse, tu vois pétasse, si je l’ai pas, personne ne l’aura ! En clair, elle avait engagé un tueur à gage. Et elle se servit un verre de champagne en regardant la photo du baiser que Rebecca avait fait à son fiancé, « A notre mariage, mon chéri ! ». Son regard en disait long quant à la suite des évènements. Elle avait tout manigancé et avait même mis de son côté, les parents d’Andres. La manipulation était devenue comme sa seconde nature. Quand elle finit son verre, elle regarda son alliance en or blanc, sertie d’un diamant et de rage, lança son verra au sol, créant ainsi un fracas. L’instant d’après, elle se mit à hurler. Elle devenait folle. Puis elle se mit à chouiner et à parler toute seule.
Du côté de Rebecca, elle passait le plus clair de son temps seule. Elle avait fait gérer son entreprise par ses employées qui, au regard de la situation, lui avaient dit de se reposer le temps que son chagrin passe. Depuis l’accident, elle voulait le revoir pour se reposer à ses côtés, pour lui parler, mais elle ne pouvait pas. Frustrée et fatiguée, elle passait le plus clair de son temps au lit, en mode déprime. Durant ses nuits, quand elle arrivait à dormir, elle faisait des cauchemars. Et dans ceux-ci, Andrès était condamné. Le même rêve la hantait.
Andres se rapprochait d’elle pour l’embrasser, mais sa fiancée arrivait de nul part, arme en main et lui tirait dans le dos. Elle se précipita vers lui, mais avant qu’il ne puisse lui parler, Samantha lui tira à elle aussi une balle de révolver.
Cette nuit encore une fois, elle se réveilla en sursaut et en nage, elle décida d’appeler ses amies, les jumelles, Rose et Juliette, car elle se rappela que leur mère avait un don de voyance. Elle pensait que c’était la faute de Samantha, non, elle en était même persuadée et il fallait qu'elle en ait le cœur net.
- Allo… Rose, il est pas trop tard ? Je peux passer, disait-elle en pleurs.
- Mais oui, passe ma belle… allez, courage ! Je prépare du café.
Et Rebecca partit, tard dans la nuit, pour les retrouver.
“ L’envie d’aimer”.
Rose et Juliette l'accueillirent, chez elles, à Raillan, un petit village, situé dans la région du langonnais, Rebecca arriva à trois heures du matin environ. Elles avaient tout préparé, un petit café noisette, du thé vert parfumé à la rose et au jasmin ainsi que quelques gâteaux. Quand Rebecca sonna à la porte, ce fut Juliette qui ouvrit. Au naturel, Juliette était vêtue de son propre pyjama et coiffée d’une queue de cheval. Le genre décontracté, survêtement bleu ciel et t-shirt rose avec Minnie comme imprimé. Leur maison était immense et bien décorée. Il y a deux ans, les jumelles avaient fait appel à une décoratrice d'intérieur qui avait tout changé dans la maison. La théière en fonte était fumante, quand Rose la posa sur la table basse qui était aussi décontracté que sa sœur et à l’inverse, elle était coiffée d’un chignon fait à la va-vite et portait aussi un pyjama, mais vert pomme, en satin. Trois mugs étaient posés sur un plateau d’inspiration japonaise.
- Si tu préfères, j’ai du café.
Rebecca regarda Rose tout sourire.
- Non, c’est bon… j’adore le thé, merci.
- Bon, dit Juliette, tu veux que l’on parle à notre mère de ta relation avec Andres, c’est ça ?
- Oui…
- Tu sais cela fait quelque temps qu’elle est bien malade.
Ah mince, je ne savais pas. Je n’ai pas osé vous demander non plus, comme je sais que c’est un sujet délicat. Vous pensez que je peux la voir aujourd’hui ou un autre jour.
Juliette regarda sa sœur d’un regard un peu gêné et répondit :
- En fait, en ce moment, elle est à l’hôpital psychiatrique. A Cadillac-sur-Garonne, depuis un an maintenant. Ça va, elle va bien, elle est suivie dans une maison de repos. Quand elle a perdu notre père, on s’est fâché avec elle et elle a sombré. Elle a beaucoup déliré, mais nous allons la voir trois fois par mois. Comme tu sais, elle souffre d'une schizophrénie depuis qu’elle à dix-sept ans.
- La pauvre… je suis désolé, je ne savais pas qu’elle était si mal.
- Bon, ce qu’on va faire, ce matin, j’appelle l'hôpital pour demander un rendez- vous. Et dans l'après- midi, on passe la voir, prosa Rose.
Rebecca avait des étoiles plein les yeux provoqués par l’espoir d’avoir une réponse, quant à la suite des événements. Elle porta son mug à la bouche.
- Oh, mais il est délicieux ce thé.
- Merci, c’est un cadeau… avait dit Rose timide.
- Un cadeau ? Toi, tu me caches quelque chose, lança Rebecca curieuse.
- En effet ! Elle a..
Juliette fut coupée par sa sœur mécontente.
- Tais-toi et laisse-moi lui dire !
- Pardon sœurette…
- T'inquiète… Alors, il s’appelle Thomas et il est grand, beau et il est avocat.
Les filles parlèrent toute la nuit jusqu'au petit matin. Juliette appela l'hôpital. Rebecca avait bon espoir d’avoir plus de réponses et avait un meilleur moral.
“L’espoir libère”.
- Rose, Juliette, mais que faites-vous ici ? Et elle, c’est pas la petite Rebecca Priam, par hasard ?
- Si… répondit-elle. Bonjour madame Mendes.
- Ah non, pas de formalité entre nous, appelle moi Bérénice. Comment tu as grandi, c’est fou et tu es devenue une belle femme ma parole et tu ressembles à ton père, avec les yeux de ta mère, c'est impressionnant.
Rebecca avait perdu ses parents lors d'un accident d'avion, alors qu'elle n'avait que dix-sept ans.
- Merci… C’est gentil. Alors, comment allez-vous ?
- Oh… tu sais, j'essaye d’aller. Je sors le mois prochain et toi, que deviens-tu ?
- Je suis directrice de deux agences immobilières dans les biens de prestige.
- Tiens donc, comme feu mon oncle Robert, ça ne me rajeunit pas tout ça. Bon les filles que faites-vous ici ? lança-t-elle avait un sourire en coin, comme s’il elle savait déjà.
Bérénice était perspicace et avait un don très développé de clairvoyance, elle y voyait clair dans tous les types de situations, elle avait les cheveux courts et blanchie par le poids des années, mais était vêtue d’une façon plutôt chic pour une mamie. Elle avait malheureusement perdu sa sœur jumelle Elodie, il y avait maintenant plus de dix ans. Elle observait la fenêtre de sa chambre, le regard, un brin nostalgique. Bérénice y pensait tous les jours.
- Votre tante et votre père me manquent… vous savez.
Les trois femmes étaient soudainement touchées par sa parole.
- Maman à nous aussi, tu sais, dit Rose sur ton bas.
Puis elles changèrent de discussion, pour la peiner davantage.
- On savait pas que tu sortais bientôt ? Tu ne nous l’as pas dit, répliqua Juliette.
- Je voulais vous faire la surprise, mes filles.
- Bon, on va te préparer une chambre, l’aérer et nous on veut que tu viennes vivre à la maison.
- Mais non, arrête Rose s’il te plait, n’en fait pas trop. Je suis bien chez moi.
- Maman, s’il te plait arrête, laisse-nous t’aider.
- Bon… Je vais y réfléchir… D’accord, les filles ?
- Oui maman, avait-elle dit en chœur.
- Rebecca est là pour te demander un service, demanda Juliette.
- Ah bon ? Laisse-moi deviner, c’est un sujet de la Perle de Rose, c’est ça ?
- Oui, maman.
- Comment vous savez pourquoi je suis là ? questionna Rebecca.
- Oui même depuis que tu as franchi le seuil de la porte.
Rose était l’arrière-arrière-arrière grand-mère de Bérénice, la mère des jumelles. Cette perle était léguée de génération en génération et d’après la légende, elle pouvait sauver la vie de quiconque la portait au cou durant la pleine lune. Et Rebecca en avait besoin pour sauver Andres qui avait sombré dans un profond coma. Son état était même critique d’après les médecins.
- Mais sache, Rebecca, pour que les pouvoirs de la Perle fonctionnent, il faut que la personne ait le cœur pur… Je pense que tu vois ce que je veux dire par là.
En effet, seul une personne dont le cœur était amour pouvait bénéficier de ses vertus.
“La source de l’amour véritable”.
La première fois que la Perle avait été découverte fut il y a environ trois cent ans. La légende familiale raconte que ce fut le jour où Rose de Larose de son nom de jeune fille faisait les jours de marchés. Elle trouva un stand un vieil indien à la barbe grise et proéminente, posé en tailleur, qui vendait des bijoux de toutes sortes. Puis elle aperçut un coffret en teck qu’elle trouvait fort joli. Elle demanda alors son prix et il coûtait cher, deux pièces d’or, mais elle l’acheta quand même. L’homme avait souri à l’achat et l’avait remercié en disant, vous ne le regretterez pas, comme s’il savait que quelque chose allait se passer.
Ensuite elle rentra chez elle et l’ouvrit. Dedans se trouvait une perle couleur noire. Et quand elle l’avait touché, Rose fut frappé par une puissante magie et fut envoûtée par un don de voyance durant des années. Puis était glissé dans le fond un petit mot en anglais, à poser sur une malade une nuit de pleine lune. Plus tard, elle fut la plus heureuse des femmes. Après son mariage, son mari Luc Delarue fut frappé par une maladie inconnue et ce fut comme ça qu’elle comprit que la perle était magique, car un soir de pleine lune, il l’avait porté. Il guérit soudainement et tous deux continuèrent de vivre et comme Luc avait un frère jumeau, de génération en génération, dans la famille de Rose, il y eut des jumeaux.
Mais un dilemme se posa alors, comment Rebecca pouvait poser la Perle de Rosé, autour du cou d’Andres, un soir de pleine lune, en sachant que sa famille était tout le temps présente et que la pleine lune de décembre était passée depuis peu. Rebecca devait attendre… et pour elle, c’était un supplice, car elle savait qu’il était entre la vie et la mort. Ça ne va pas être facile, mais s’il se réveille, le jeu en vaudra la chandelle, pensait-elle.
Cependant, ce qu’elle ne savait pas, c’est que si la magie opérait, tous deux en deviendraient gardien de la Perle et ce de génération en génération et cela implique d’avoir une famille et je vois que tu es en âge limite pour avoir des enfants, c’est pourquoi ne tarde pas ma belle à en faire. Une fois fait, tu leur légueras la Perle de Rose en expliquant son histoire. Et si le Destin vous choisit, vous serez tous deux heureux comme jamais et vous vivrez une histoire d’amour si fantastique que l’on vous enviera comme jamais auparavant, avait conseillé Bérénice et elle rajouta, Pensez surtout, que vous en deviendrez les gardiens. Jusqu'au moment où une autre personne, au cœur pur, demandera de l’aide à vous ou à votre descendance.
Noël arrivait rapidement et la nouvelle année se rapprochait à grand pas et la nouvelle pleine lune aussi. Exactement le vingt-deux janvier 2027. Rebecca était plus motivée que jamais pour sauver son amour. Alors elle avait décidé de passer les fêtes en solitaire pour y réfléchir et mettre son plan à exécution et ce, même si les jumelles l’avaient invité. A une nuit du réveillon, elle hésitait encore, mais elle finit par y aller, car elle leur était redevable de l’avoir aidé, mais aussi parce qu’elle les adorait et cela lui changerait les idées de passer les fêtes bien accompagnées.
Mais elle était loin de savoir qu’elle était surveillée par Samantha et elle n’allait pas lâcher le morceau aussi facilement… A ce propos, elle était en train de sombrer dans la folie. Victime d’une bouffée délirante, due à son manque cruel de sommeil, après l'accident de son fiancé, c’est pourquoi, elle était devenue aussi imprévisible et dangereuse.
“ Les cordes du Destin”.
Rebecca était fatiguée en ce début de nouvelle année et elle devait attendre le vendredi vingt-deux. Elle était impatiente et avait tout organisé, elle viendrait vers minuit lui mettre la Perle autour du cou.
Le jour J, en soirée, à vingt-trois heures. Elle arriva dans le service de réanimation, nerveuse. Elle avança à pas de loup, sans se faire remarquer, dans un long couloir, éclairé par la faible lumière des néons qui menait à sa chambre. Elle entra et le vit allongé, inerte et branché de partout, sur son lit d'hôpital. Cela la démontait de le voir comme ça, plongé dans un profond coma, le regard triste, elle soupira et sortit de sa poche la Perle et la posa sur son cou. Aussitôt, elle se mit à briller une fraction de seconde et l’instant d’après, sur le visage d'Andres, ses paupières bougèrent. Il se réveilla, mais un tube dans sa bouche obstruait son réveil. Alors Rebecca le sortit. Soulagé, il dit :
- Mais qu’est-ce que je fais ici ?
- Chut ! Ne dis plus rien mon amour, avait-elle prononcé d’une voix douce et chaude.
Cependant, avant qu’ils ne disent autres choses, la pièce se mit à trembler, la perle roula sur le corps d’Andres et tomba au sol, elle rebondit et au troisième rebond, il se passa une chose qui dépassa l’entendement humain. La Perle les avait téléporté, le lit et tout ce que composait la chambre, au centre d’une immense salle ovalaire, faite de pierres sombres gravées par des glyphes inconnus et illuminé par un ciel nimbé d’étoiles si lumineuses que l’on pourrait se croire en plein dans la Voie Lactée. Ainsi se termine la fin de ce premier chapitre.
***
Un grand merci à tous ceux qui auront lu le début de cette histoire. Maintenant, je vais la travailler en privé, à bientôt !
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