Jeudi 11 mars
Fañch est un enfoiré ! Un putain d’enfoiré !
« Je me débrouille sur des planches ! » qu’il avait dit, avant que nous ne partions au ski. C’est faux ! Il ne se débrouille pas du tout. Il assure grave ce petit con ! Et vous croyez qu’il m’aurait attendu sur les pistes ! Mais pas du tout ! Allez, je suis injuste, il a fait un effort. Le premier matin. Il a skié avec nous, mais assez rapidement, avec Arnold, ils ont commencé un petit jeu qui consistait à nous laisser plantés dans un mur verglacé ou un de champ de bosses où les filles et moi nous galérions à essayer de faire nos virages alors qu’eux descendaient à fond de balle, remontaient par le télésiège et refaisaient la piste. Quand cela fait la deuxième fois qu’ils déboulent au-dessus de vous pour bien vous faire sentir qu’ils ont eu le temps de faire trois fois la piste sans forcer pendant que nous n’avions toujours pas fini de la descendre, ça fout les nerfs ! Quels enfoirés ! Et le pire c’est que rapidement ils ont embarqué Kylian dans ce petit jeu. Bref, nous avons fini par skier les trois filles ensemble et les trois mecs à part.
Pour être plus précise, ils skiaient à peu près avec nous le matin. Nous nous arrêtions pour manger, généralement dans un restaurant d’altitude. Eux repartaient assez vite après s’être enfilé une tartiflette, un gratin de crozet ou même parfois une fondue et nous ne les revoyons plus de l’après-midi. Ils rentraient tous les trois, après la fermeture des pistes, excités comme des puces. Le brun, le roux et le blond, complices comme jamais.
Le mardi soir, ils sont même rentrés un peu éméchés. Ils avaient visiblement fait la tournée des bars avant de revenir à l’appartement. Evidemment sans nous, ces enfoirés. Amanda a passé une soufflante à son mec et à son jumeau. Sans se démonter, Arnold lui a répondu, la voix pâteuse :
« Oui mais on avait un truc super important à fêter !
- Et quoi donc ?
- Tu te rends pas compte, mais si mes calculs sont justes et je suis sûr qu’ils sont justes, Kylian vient de battre le record du mec qui est resté le plus longtemps dans ton lit ! Six mois et quatre jours ! Cinq s’il passe encore la nuit avec toi ! C’est un champion de rodéo mon pote ! C’est lui qui a tenu le plus longtemps sur la pouliche sauvage qu’est ma jumelle !
- Parce que tu tiens les comptes toi ?
- Bien ouais sœurette. Et je tiens aussi à jour la liste de tes amants si tu veux savoir ! J’en suis au tome trois !
- Tu peux parler, toi non plus tu n’es pas capable d’avoir de relation stable !
- C’est pas ma faute si les filles qui me plaisent ne veulent pas de moi et si celles qui veulent de moi ne me plaisent pas. Mais au moins ça me donne de l’espoir. Peut-être que moi aussi je trouverais un jour mon Kylian. Enfin non, pas un Kylian, Trop de poils partout. Et puis les roux ça pue ! Moi je veux un Kylian avec des nichons.
- Va prendre une douche glacée, ça te remettra les idées en place, espèce de poivrot !
- Tu me fais un bisou avant alors… Non fais en un à Kiki plutôt, il a mérité, c’est lui le recordman du monde ce soir. Tu ne vas pas l’envoyer dormir dans le coin montagne avec moi, hein ? Il faut qu’il batte son propre record mon Kiki. Et puis, en plus, il ronfle.
- Vous avez bu quoi ? me suis-je inquiétée.
- Juste une bière ou deux, a répondu Fañch.
- Dans le premier bar, a complété Kylian. Dans le deuxième, sûr qu’on en a bu qu’une. Elle était pas terrible ».
- Du coup on a dû faire un troisième bar pour faire passer le goût, a achevé Arnold. On n’a fait que trois bars, hein les gars ! Raisonnables ! «
Amanda essayait de garder son sérieux mais on voyait bien qu’intérieurement elle riait et était heureuse que son mec s’entende si bien avec son jumeau. Ils sont tellement fusionnels elle et lui que je ne vois pas comment elle avait pu garder un mec qui n’aurait pas plu à Arnold. Nous avons fait manger les garçons pour leur permettre d’éponger un peu l’alcool qu’ils avaient bu. Nous les avons fait boire aussi. De l’eau ! Beaucoup d’eau ! Il paraît que ça réduit les risques de gueule de bois le lendemain. Ils n’ont pas arrêté des raconter des bêtises toute la soirée. Je ne reconnaissais pas mon Fañch !
Alors qu’Amanda emmenait Kylian pour le coucher, ce dernier a interpellé à Fañch : « Fañch mon pote t’avais raison, je suis la clef, je suis la clef bordel ! » et il est rentré dans la chambre en bousculant Amanda dans ses tentatives maladroites pour l’embrasser, tandis que celle-ci essayait juste de ne pas tomber.
Lorsque nous nous sommes retrouvés dans notre propre chambre, j’ai demandé à Fañch ce que c’était cette histoire de clef. Il m’a avoué avoir raconté à Kylian la théorie d’Amanda que je lui avais moi-même expliquée un jour, à savoir que les femmes étaient des serrures et les mecs des clefs et qu’il fallait toutes les essayer jusqu’à ce qu’à trouver la bonne clef qui ouvrait la bonne serrure. L’enfoiré ! Voilà qu’il se mettait à raconter à ses nouveaux potes des trucs qu’il aurait mieux fait de garder pour lui !
Une fois couché, il m’a demandé :
« Dis Julie !
- Oui.
- Rebecca, sa règle des 3-3, c’est bien : « attendre trois demandes de la part du mec avant d’accepter de l’embrasser », « attendre trois rendez-vous avant d’accepter de coucher avec lui » mais c’est quoi la troisième ?
- C’était la première : « attendre trois jours avant de le rappeler ».
- Ah oui c’est cela. Je ne retrouvais plus.
- Pourquoi tu poses la question ?
- Pour rien !
- Comment cela pour rien ?
- Faut que je me relève pour retourner pisser. La bière ! »
Je n’ai pas pu en savoir plus.
Le lendemain au petit-déjeuner, Arnold a accueilli Kylian qui sortait de la chambre d’Amanda tout ébouriffé en lui tapant dans la main
« Nouveau record battu !
- Et toi ?
- Raté, mais simple problème matériel ».
Fañch a éclaté de rire. Mais qu’est-ce qu’ils manigançaient encore ces enfoirés ?
Le mercredi les trois gars ont skié avec nous quasi toute la journée. Sans doute parce qu’ils ne tenaient pas une grande forme après leur cuite de la veille. Peut-être aussi parce qu’ils avaient besoin de se faire pardonner. En tout cas, en fin de journée, ils ont proposé de se charger du repas du soir. Ils sont donc partis tous les trois faire les courses, Arnold et Kylian ont aidé Fañch à préparer un poulet aux capres, sa spécialité, le premier plat qu’il avait cuisiné pour moi, le premier dimanche que nous avions passé ensemble, il y a presqu’un an maintenant.
Ils avaient également prévu un apéro. Un seul a dit Amanda qui surveillait de près son amant et son frère. Sitôt après le repas, Kylian a entrainé Amanda dans la chambre, Fañch m’a conduit dans la nôtre. Pas très sympa pour Arnold et Rebecca qui se sont retrouvés seuls.
Je pensais qu’il avait envie de moi. Alors qu’il avait exigé qu’on dispose une chambre à nous « pour profiter de moi », nous n’avions toujours rien fait depuis le début du séjour. Chaque soir, il s‘était endormi comme une masse, épuisé par sa journée de ski. J’avais faim de lui. Mais le temps de passer ma crème de nuit et de me déshabiller pour le rejoindre dans le lit, il dormait déjà cet enfoiré !
Quand nous nous sommes levés le jeudi matin, Kylian et Amanda étaient déjà attablés pour le petit déjeuner. Fañch s’est tapé dans la main avec Kylian. Ils étaient hilares. Nous avons voulu savoir avec Amanda ce qui les rendaient d’humeur si joyeuse.
« Vous n’avez donc rien remarqué ? » nous ont-ils seulement répondu.
Non je ne voyais décidemment pas ce qui pouvait les rendre si joyeux. Etaient-ils en train de se foutre de notre gueule ? En tout cas ils refusaient de nous le dire. Le seul indice que Kylian a bien voulu lâcher fût : « regardez bien ! » Ce n’est qu’en voyant Arnold sortir de la chambre de Rebecca que j’ai compris. Non, je n’avais pas remarqué, nous n’avions pas remarqué qu’Arnold n’avait pas dormi dans le lit superposé du coin montagne, comme les autres nuits.
Fañch m’a raconté plus tard, alors que nous étions tous les deux dans un télésiège. L’avant-veille, le mardi après-midi, en plus d’avoir expliqué à Kylian la théorie de la clef et de la serrure d’Amanda, il leur avait raconté la règle des 3-3 de Rebecca. Arnold, qui était amoureux d’elle depuis des années (je ne le savais pas !), s’était alors rendu compte qu’il ne lui avait demandé que deux fois de sortir avec lui. Une fois en terminale, l’autre fois quand elle était venue sur Rennes pour travailler dans la même boite qu’Amanda. Alors qu’il pensait qu’un non était non, que Rebecca n’’envisagerait jamais de le considérer autrement que comme le frère de sa meilleure amie, les révélations de Fañch lui avaient fait réaliser qu’il avait peut-être une troisième chance. Les deux premiers non ne voulaient rien dire, seul le troisième permettrait de trancher. Il avait voulu, avant de rentrer à l’appartement, boire une bière pour se donner du courage. Puis une deuxième, le temps de mettre au point une stratégie. Les garçons lui en avaient payé une troisième parce que, sur le chemin vers l’appartement, il était sur le point de renoncer de peur de prendre encore un râteau. « C’est ma dernière chance, je ne dois pas la rater ! » avait-il gueulé dans le deuxième bar avant de se faire virer. Bref d’hésitations en renoncements, de bars en bars, de bière en bière, i, petit shot par dessus cela pour la route, ils étaient arrivés dans l’état que l’on connaissait. Bien éméchés !
Une fois tout le monde couché, désinhibé par l’alcool il avait tenté sa troisième chance auprès de Rebecca. Celle-ci n’attendait que cela. Si Amanda et moi n’avions pas du tout été attentives aux délires d’un Arnold à moitié bourré, Rebecca avait, elle, très bien compris le message quand il avait dit « C’est pas ma faute si les filles qui me plaisent ne veulent pas de moi ». Elle savait qu’elle lui plaisait, elle savait qu’elle l’avait rembarré deux fois. Ils s’étaient embrassés, il avait commencé à la caresser mais elle l’avait mis à la porte de sa chambre. Il avait protesté, disant qu’il n’allait pas attendre trois nuits avant de coucher avec elle. Il attendait cela depuis trop longtemps. Elle lui avait répondu qu’il ne pouvait pas rester dormir avec elle car sinon elle allait craquer, parce que, elle aussi, en avait très envie alors qu’elle n’était pas sous contraception. Si le lendemain, les trois gars s’étaient proposés de faire les courses c’était surtout pour permettre à Arnold de passer par une pharmacie acheter un stock de préservatifs dont une partie avait été utilisée cette nuit.
Les enfoirés ! Ils avaient tout manigancé dans notre dos et nous n’avions rien vu venir.
Il avait fait un temps pourri ce jeudi. Les filles et moi avions renoncé à skier l’après-midi. Les garçons avaient voulu continuer mais sont rentrés finalement peu de temps après nous. Ils avaient acheté de quoi faire une raclette. Nous avons joué au tarot tout le reste de l’après mdi. A six, ce n’est pas rigolo, à cinq c’est mieux mais comme il y avait toujours un de nous sous la douche, en se relayant ça l’a fait. J’ai pris ma douche la dernière et suis allée m’assoir à coté de Fañch, sur la banquette. Il était en jogging avait le teeshirt que je lui avais acheté avec, marqué dessus, « Passer à côté de ce breton c’est frôler la perfection ». Il l’adorait. J’avais offert le même à Younès qui était très fier de porter le même teeshirt que son boss. Depuis il se faisait appeler Youn et se marrait de voir les gens étonnés de voir ce breton revendiqué avec une tête qui ressemblait à s’y méprendre à celle d’un rebeu.
Fañch était hyper concentré sur la partie de tarot. Il avait un très beau jeu. Il avait même osé faire une garde sans mais il était de plus en plus évident qu’il avait appelé le roi qui était dans le chien. Il jouait donc à un contre quatre et c’était chaud. Fañch ne joue jamais pour jouer. Il joue pour gagner. Plus rien d’autre ne comptait que le compte des atouts déjà tombés, savoir qui coupait quoi, combien de points il pouvait avoir déjà fait, combien il devait encore en faire et surtout s’il arriverait à sauver son petit.
Plus je le voyais tendu, plus j’avais envie de l’emmerder. J’ai posé ma main sur sa cuisse. Il a à peine réagi. Je suis remonté vers son entrejambe. Il a inspiré un grand coup. Je voyais sa pomme d’Adam monter descendre chaque fois qu’il déglutissait. Ça m’amusait.
« Arrête, a-t-il chuchoté, je vais me perdre dans le compte des atouts ».
Fallait pas me dire cela ! J’ai commencé à masser doucement sa queue qui est devenue toute raide à l’intérieur du jogging. Il lui restait trois cartes. Il avait la main et ne savait plus quoi jouer.
« Je ne sais pas si le 17 est tombé, a-t-il avoué, et donc si je suis maître ou pas ». Je le voyais tenter de se remémorer tous les plis joués mais ma main qui était maintenant glissée à l’intérieur de son jogging lui avait ôté toute capacité intellectuelle. Agacé il a dit « tant pis, je tente ! ». Il a joué le 14. Plus personne n’avait d’atout sauf Arnold qui a joué le 12.
« Et merde il reste deux atouts dehors, je vais perdre mon roi et mon petit. C’est mort ! » a-t-il dit en jetant sur la table le roi de trèfle, couleur qu’Arnold coupait depuis le début. Mais Arnold n’avait plus d’atouts et il a même mené le petit au bout. Le 17 n’était pas tombé. Il était dans le chien avec le roi de cœur. Et Fañch s’était trompé dans le compte des atouts, allez savoir pourquoi. Amanda a compté les points. Fañch avait remporté son contrat de trois points et du coup gagné la partie. Il exultait.
Il s’est levé précipitamment. Je pensais qu’il voulait aller aux toilettes mais il est rentré dans notre chambre. Pendant que les autres s’activaient pour débarrasser la table et commençaient à faire cuire les pommes de terre pour la raclette, je suis allée le voir, un peu inquiète. Je l’ai trouvé les fesses à l’air. Il avait enlevé son jogging et son caleçon.
« Qu’est-ce que tu fais ? ai-je demandé alors que je voyais très bien qu’il était en train d’essayer d’enfiler un boxer, comme ceux qu’il portait quand il skiait.
- Fais pas l’innocente. Tu as vu dans quel état tu m’as mis ? Je mets un slip blindé anti-Julie. Je ne peux pas me balader avec une trique pareille !
- Il y a peut-être une autre solution, ai suggéré en lui saisissant la queue.
- Non, pas maintenant, on n’a pas le temps ! ».
Il a comprimé sa queue toute raide dans son boxer, remis son jogging et est sorti de la chambre, me laissant plantée là. Quel enfoiré !
Les trois garçons se sont empiffrés de fromage, de charcuterie et de pommes de terre. Ils n’en finissaient pas de manger. Quand ils ont enfin daigné accepter que nous éteignions l’appareil à raclette, je pensais qu’ils en avaient fini, mais ils ont encore voulu de la tarte à la myrtille. J’ai essayé plusieurs fois de convaincre Fañch d’aller se coucher mais il voulait encore manger un truc, boire un truc, avait encore un truc à dire à ses potes, que dis-je, à la base c’était mes amis à moi, mais il semblait désormais plus populaires auprès d’eux que moi. Même mes amis, il me les avait volés cet enfoiré !
Quand nous nous sommes finalement couchés, il s’est allongé sur le dos.
« Julie, j’ai mal au ventre.
- T’avais qu’à pas tant manger !
- Mais j’ai vraiment mal ! Tu ne me ferais pas un bisou magique sur le ventre ? »
Quel gamin ! Trop bonne, je me suis quand même exécutée.
« Plus bas ! a-t-il dit.
- Ce n’est pas au niveau de l’estomac ?
- Non c’est un peu plus bas, encore plus bas, encore un peu… »
Tiens, il avait viré son boxer pour dormir. Il avait un début d’érection
« Dis Julie ! »
Aie, quand il commence comme cela c’est qu’il a quelque chose d’important à me demander.
« Oui ?
- Tu ne voudrais pas me sucer ? »
Carrément ! L’après midi il m’avait envoyée promener quand j’avais eu envie de lui et là, cet espèce d’enfoiré, voulait une fellation. Il me prenait pour une conne ou quoi ? Et bien il n’avait pas tout à fait tort, car je me suis placée entre ses jambes et sa queue, et bien je l’ai prise en bouche. Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à lui dire non à ce petit con ?
Quand son membre a été bien raide, je m’apprêtais à m’empaler sur lui, histoire au moins de profiter des fruits de mon travail mais il ne m’en a pas laissé le temps. Il m’a retournée sur le dos sans ménagement, s’est mis à lécher et sucer mes seins, pendant que ses doigts venaient exciter mon clitoris. J’étais excitée au plus haut point. Il m’a pénétré d’un coup. Sa queue qui coulissait en moi m’a procuré des sensations si intenses que je n’ai pas mis longtemps à jouir. Il a continué. J’ai attrapé ses petites fesses bien fermes pour l’enfoncer encore plus profond en moi. Quand j’ai senti sa queue pulser à l’intérieur de moi, je l’ai serré très contre moi jusqu’à qu’il ait fini d’éjaculer puis je l’ai fait rouler sur le côté. Je l’ai embrassé à pleine bouche alors qu’il était toujours fiché en moi. Je ne voulais pas qu’il sorte. J’étais bien, dans cet état de torpeur et de béatitude post-coïtale. Mais son popaul a fini par se ramollir et par glisser hors de moi.
Décidemment, cet enfoiré n’avait pas son pareil pour me donner du plaisir au lit. J’étais définitivement accroc à lui. Il pouvait faire de moi ce qu’il voulait et en plus j’en redemandais.
C’est précisément à ce moment-là qu’il a planté sa dernière banderille. Il a pris ma tête entre ses mains, a déposé un rapide baiser sur ma bouche, m’a fixée de ses yeux verts et m’a dit : « Julie, je t’aime trop ! ».
Comment peut-on trop aimer ?
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